‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 216 sur 274 · On l'induit de l'adresse de la lettre du pape Jules · texte numérisé non relu

On l'induit de l'adresse de la lettre du pape Jules

2. Atuanas. Afiolog. c. Arian. !2i> et ât>. ■i. Scnoo, p. 118.

i. BozoM. III, 8 : îtpwvsia; ts TroXXii; àvaitXÉwv xal àjtei/^ç oùx à(xoipoOerav OEivoTàtriç.

:;. C'est le sens que suggère le contexte. Le texte même est sujet a caution : ï^s<peiv (i.èv yàp Tvàai tptXoTiiAt'av t/Jv 'Pw(ji,atwv èxxXyiaîav fo>|AoXoYoûv) : ils confessèrent que l'Eglise romaine portait à tous, <|u<ii? Du moment qu'ils conlessenl, ce ne peut être qu'uti sentiment do (létcrence qu'ils expriment, et non pas une invective. Nous ne traduirons donc pas : Fntehantur enim Hccl-siam quidcm Romanam apudomiies amhitiose ssse iactnre. Mais plutôt : ... omnibus esse eaumm ijloriandi. Tillkmom, t. VU, p. i27(;, a compris déjà ainsi.

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munion, au mépris du concile de Tyr qui l'avait déposé : ils dénonçaient cette attitude comme une violation de la loi ecclésiastique. Ils menaçaient de ne demeurer en communion avec l'évêque de Rome, que s'il reconnaissait la déposition des évêques qu'ils avaient déposés et la légitimité des successeurs qu'ils leur avaient donnés. Ainsi en avaient agi les évêques d'autrefois, puisque les évêques d'Orient avaient accepté la déposition de Novatien '.

L'évêque de Rome passa outre à ces remontrances des Orientaux. Le concile se tint, où se trouvèrent plus de cinquante évêques; il se tint dans l'église ou titillas du prêtre Vitus, qui avait été un des deux prêtres romains légats du pape Silvestre au concile de Nicée^. Quand il se tint, Atlianase était à Rome depuis dix-huit mois k attendre que s'y rendissent tous ceux que l'évêque de Rome y avait invités^ : le concile de Rome ne peut être antérieur à l'automne de 340.

A la convocation de l'évêque de Rome avaient répondu toutes les victimes que l'oligarchie eusébienne avait faites ces dernières années en Orient, et qui demandaient justice. Marcel, évêque d'Ancyre, était venu comme Athanase, et d'autres évêques de Thrace, de Gœlésyrie, de Phénicie, de Palestine. De nombreux prêtres aussi, soit d'Alexandrie, soit des autres provinces. En présence du concile de Rome, ils racontèrent les violences qu'ils avaient subies de la

1. Sozoniène {loc. cil.) ne mentionne que le précédent de Novatien. Le pape Jules dans sa lettre {Apolog. c. Avian. 25) mentionne le précédent de Novatien et celui de Paul de Samosate.

■1. Atiunas. Hmtor. Arian. 15. Apolotj. c. Arian. 20.

3. Ath.vkas. Apolog. c. Arian. 2y : 7iap£|j,£iV£v JvTaîJOa iv;aurôv xaî £$

V(j)V £).f)stv.

LA PAPAUTÉ A SARDIQUE. 421

part de la faction eusébienne, qui procédait dans tous les Etats de Constance II avec la même brutalité qu'à Alexandrie. On avait empêché nombre d'évêques et de prêtres d'Eg-ypte de venir à Rome au concile. Depuis le départ d'Athanase, une véritable persécution était déchaînée en Egypte : des évoques étaient en prison, d'autres en exil, pour avoir refusé de communier avec l'intrus et les Ariens ' . — Marcel d'Ancyre était accusé « d'impiété envers le Christ » : il se justifia devant le concile de Rome, ses déclarations furent appuyées par les deux prêtres romains qui l'avaient vu à l'œuvre au concile de Nicée. Le concile de Rome refusa de sanctionner sa déposition et de le rejeter de sa communion-. — Les accusations qui visaient Athanase furent discutées dans le dernier détail. On confronta les lettres écrites à Rome contre lui par les Eusébiens : elles étaient contradictoires. On prit connaissance des lettres envoyées pour sa défense par les évoques d'Egypte et d'autres provinces. On discuta les procès -verbaux de l'enquête envoyée en Maréote par le concile de Tyr, et dont la partialité crevait les yeux-"*. Athanase montra pièces en mains <|ue le concile de Tyr avait été une conspiration contre la justice. Le concile de Rome, pleine-

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