‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 219 sur 274 · Ibld · texte numérisé non relu

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•2. En grec : ol èv Tîfi xaxà Ni/aïav (j.£ydi;).r, aovôSw ouvsj^wpriffav èv ixî'pa (TUvôSip Tà-:-?j; TrpoTipa; è^îTâaeTOat. On voit là uiio allusion ;ili tr canon de Niccc. à condition de su|)i)osor que Juifs a lu dans ce '■'' canon autre cliose ([ue <;c (|ui s'y irouvc! li i;mei., Ilixl. du dmimc de la papauté, |>. ■2.'i(». J'aimerais mieux penser que le pape Jules vise le lait que le concile de Nicée a Jugé une cause comme c(>lle d'Arins qui avait été jugée déjà, soit par le concile d'isg^pic soit nu'Mne par le concile de Bithvnie.

424 LA PAIX CONSTANTIMENNE.

si cet usage ancien, rappelé par écrit dans le grand concile (de Nicée)', est par vous délibérément répudié, votre prétention est injustifiable. Car un usage qui s'est une fois établi dans l'Eglise, et qui a été confirmé par les conciles, ne peut être aholi par quelques-uns ^.

A Nicée on a repris TafTaire d'Arius, condamné par le concile d'Alexandrie : bonne preuve qu'un « grand concile » peut être saisi d'une cause déjà jug'ée, et soit confirmer, soit infirmer la première sentence. Le pape Jules n'en dit pas davantage, sans doute pour ménager la susceptibilité des Orientaux, qui ont énoncé très haut que « tout concile a une autorité absolue » et « qu'un juge est déshonoré si sa sentence est examinée par d'autres^ », maximes où l'on n'a pas de peine à reconnaître le vieil esprit épiscopaliste d'un Firmilien, d'un Cyprien.

Le pape Jules poursuit avec une extrême modération de forme. Les Eusébiens se plaignent qu'on ne respecte pas la sentence du concile de Tyr qui a condamné Athanase, mais se flattent-ils, eux, de respecter la sentence ( du grand concile de Nicée » qui a condamné les Ariens ? Le concile de Nicée n'est pas un concile dont on puisse appeler. Les Ariens ont été condamnés par « toute la terre « !inro Trac-/;? TTiç oîxouuLc'vv];) , et afiichés dans « toute Église > V.aT'i Trajav £)cxX-/;a(av). Qui donc offense le concile? « Ne sont-ce pas ceux qui tiennent pour rien les votes de trois cents évêques '? » L'autorité du concile de Nicée

I. En grec : [ë6o; Ka/aTov] \yi-f\\>.0'it\)^t'i oà •/.al ypaçèv èv -r, [ieyâ),rj <juv6ô(ii. Sur la difficulté que soulève cette assertion, vovez Tiumfl, j>. -236.

•1. Atiivnas. ibid. -22.

.î. Ibid. : aivâp, (o; YpàïîTï, à(7â>euxov £■/£'. r/-,v W/y-i iy.i>jxr, tJvooo;. v.»t àtiuâ^ETa-. ô -/.p;va; Èàv Tiap' éxÉotov -rj xo-'t'.: i^z-d^y)-:^.:.

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