LA PAPAUTÉ A S ABDIQUE
approuiHons ce dont notts n'avons rien connue'' Ce n'est pas conforme aux préceptes (Je Paul (où/, out'oç a-. IlauÀo'j ota-râÇet?), ni aux traditions des Pères (où-/, ojt'o; o\ IlaTÉpsç -apaôsSwxaatv ) : tout est ici étranger et nouveau. Je vous en prie, sou/frez que Je parle de la sorte : f écris ce que /écris dans llntérêt commun, et ce que je vous mande est ce que nous avons reçu du bienheureux apôtre Pierre (a -^aici rtapstXT^spaaEv T:apà Toîi aa/.ap(ou IHtcou tou à-carôXou taÎTa xa\ uaî'v StjXw) '.
Les historiens modernes ont rendu un hommage unanime à cette lettre du pape Jules, à sa calme et habile dignité-. 11 est permis d'y admirer aussi ce sens de l'universel qui est caractéristique de l'action de l'Eglise romaine, et la conscience d'une autorité qui se sait une primauté. Les Orientaux ont pris naguère l'évêque de Rome et son concile pour juge de leurs difficultés, puis ils l'ont récusé : mais leurs victimes, évêques et prêtres, sont accourus. Le concile de Pome se prononce : le pape Jules, en notifiant sa sentence aux Orientaux, n'a pas un mot qui laisse entendre que, alors même que les Orientaux ne l'auraient pas pris eux-mêmes les premiers pour juge, Rome n'a pas le droit de recevoir l'appel dévêques comme celui d'Ancyre ou celui d'Alexandrie. — Ces appels, a-t-on dit, « n'impliquent pas un système de gouvernement ecclésiastique, ni ne présupposent l'existence d'aucune autorité monarchique apanage propre de l'évêque de Rome''' ». Le pape Jules ne l'entend pas ainsi. Il