I. Elser. //. E. VI
"2. Ibid. : Toù; T(ov £y./.),Y)(jiâiv apyovTa; [lôvo-j; w; a'.xtoy; Trî; xaTà TÔ EÙaYYÉAtov SiSaTzaXia; àvaipcîcîôat Tip'-xTTyxTei. Eusébe doit sans douie celte iiulicalion au X-MI" livre (perdu) d'Urigc-ne sur saint .Icaii, <iu'il cite ibid. Origi-rie fait peut-être allusion à ce que la persécution de Maximin ne vise que les l'hcfs, quand il insiste sur ce que les propInHies du Sauveur au sujet des persécutions sont adressées aux seuls apôtres. Exhorl. nd martyr. 34 (éd. KoEisciivr. p. -aD-SO .
3. lIiKKONYM. Vir. inl.iiCi. Sur la déportation sut)stiiu('e à la peine capitale. Necmann. p. -2I.S.
42 LA PAIX CONSTANTINIENNt.
schisme dans la communauté romaine : l'évêque légitime et le prêtre rebelle sont ensemble déportés en Sardaigne, où ils mourront de misère '.
Origène ajoute au peu que nous savons sur la persécution de Maximin un trait d'un grand intérêt. En certaines régions, des tremblements de terre s'étant produits, le populaire païen accuse les chrétiens d'en être la cause. Il y eut des troubles , les églises payèrent pour les chrétiens : « Propter quod et perseciitioiies passae siint ecclesiae et incensae sunt » -. L'intérêt de ce texte est qu'il mentionne, non plus des areae chrétiennes, mais des ecclesiae, des édifices auxquels les païens mettent le feu : pour la première fois, voici en terre romaine des édifices consacrés au culte chrétien. Ainsi, en vertu de la reconnaissance par Alexandre Sévère de lapropriété ecclésiastique, les premières églises avaient surgi sur le sol de l'Empire-^.
Sous les successeurs de ^Nlaximin, sous Gordien III (238-243), sous Philippe l'Arabe (243-249,, le christianisme recouvra le régime inauguré par Alexandre
\. Lib. pontif. (éd. DucnESNE), 1. 1, p. 14o.
■2. Origen. In Mal. comment. Ser. 39 (P. G. XUr. 163i).
3. Mrxuc. lEL. Octav.V (éd. H\lm, p. 1-2) : • Ac iam,... serpentiMns in dies perditis moribus, per universuno orbem sacraria ista taeterrima impiae coiiionis adolescunt. » Ainsi s'exprime l'interlocuteur païen du dialogue. Ce propos s'accorderait bien avec l'induction ci-dessus, si, comme les critiques récents tendent à le croire. VOctavius date de la première moitié du iii= siècle. Hap.nack, Chronologie, t. H, p. 3-2!i. tire argument, entre autres, du texte que je viens de citer, traduisant sacrarium par « Betliaus », et il dit : « Gab es damais besondere Kirchengebâude und Rirclienj^ebaude per uiiiversum orbem? Dièse eine Stelle fur slcli scliiebt das Bucli ins 3. Jahrhundert ». Et en note : « Dass es is der i. Halfte des 3. Jahrhundert besondere Kircbenge- Imude gab. ist gewiss. » — Rapprochez Gr.EC. Nyss. Vita s. Gregorii tliaumat. (P. G. >;LVI, p. 944 : peu après 238 Grégoire le thaumaturge hàtit son église de Néocésarée, église qui était encure debout au temps où écrit son biographe, et ce dernier ajoute que de tout côté on élevait alors des églises au Christ.
Sévère. L'évêque Denys d'Alexandrie parle du règne de Pliilippe comme d'un « règne très clément » ', sans que l'on mentionne d'acte public de ce prince touchant au statut légal du christianisme-. Origène, dans le Contna Celsum qu'il publie en 248, témoigne à maintes reprises de la paix que Dieu donne maintenant aux chrétiens. « Nous allirmons au grand jour la dignité de notre croyance, et nous ne la dissimulons point, comme le croit Celse » ; nous ne craignons rien ; nous laissons ceux qui nous accusent de toute manière dire que « la situation actuelle a pour cause le nombre grandissant des fidèles et le fait que nous ne sommes plus combattus par les autorités comme autrefois ■' ».
On a une confirmation de ce sentiment d'Origène dans le fait du retour des cendres du pape Pontien, ramenées à Rome avec éclat par le pape Fabien : le fait se place sous le règne de Philippe, selon toute vraisemblance, et il l'i'a pas pu se produire sans son agrément formel, puisqu'il fallait mi rescrit du prince pour ramener d'exil et ensevelir dans sa patrie