Ei;sEB. H. E. VI
2. Dans la Passio sanctae Heliconis, une niailyie martyrisée à Corintlie en 243 (Bolland, Acla SS. maii, t. VI, p. 738-744), est produit le texte d'un prétendu édit de pcirsecution attribué à « Philippe et Gordien empereurs », et ordonnant l'externii nation des chrétiens présentés comme des séditieux. Gel odit est un texte de fantaisie, la Passio elle-même une ooniposition tardive (pas antérieure au vi"^ siècle?) et sans valeur. Neuma^n, p. 327-3-2'j.
3. OiuGEN. Contra Cels. m, Vi (éd. Koetschau, t. I, p. 214) : ... oi uavrc rpôitw 8toi6â),>.ovT£; tov ).ôyov (le christianisme) r/jv alxîav Trj; ïm TocoÙTO v-jv !TTâ(7£to; èv TCÀYiÔsi TMv 7iirîT£U(ivTa)v vo|j.s(T«offiv slvat, £V Ttô (xr; 7rpOGTio).£a£iaOai a'jTOÙç ûiro xwv ■^•■(ù\i\>.ivtir> 6[j,''îa); -zoXc, 7tà),a'. Xpôvoi;. — cr. Oiur.EN. In Mal. comm. Scr. 39 (toc. cit.) : on dit parmi les païens <iue les chrétiens sont cause des (calamités : « Cum liaec (!rgo conligerint mundo, consequcns est (piasi dcrelinqucnliltus honiinihus deorum culturam, ut i)ropler niultiludlnem chrisliauorum dicant (ieri bella et famés et peslilenlias. »
le corps d'un condamné à la déportation'. L'évêque de Rome obtient de l'empereur Piiilippe le retour des cendres d'une victime de Maximin, et il les dépose solennellement dans le cimetière de l'Église romaine, dans la crypte des papes du cimetière de Calliste.
Origène, qui en 232 a été reçu et écouté par Iulia Mamaea, mère d'Alexandre Sévère, n'est pas inconnu à la cour de Philippe : Eusèbe a eu entre les mains une lettre d'Origène à Philippe, et une lettre à la femme de Philippe, l'impératrice Otacilia Severa^.
Saint Jérôme, en reproduisant cette information d'Eusèbe, ajoute sur Philippe qu'il est le premier des empereurs romains qui ait été chrétien, « primas de regibus romanis christianus fuit » ^. Jérôme aurait pris cette information à Eusèbe, s'il est vrai qu'Eusèbe ait écrit dans sa Chronique (traduction hiéronymienne) : « Philippus... primusque omnium ex romanis imperaloribus christianus fuit » '. On peut remonter plus haut qu'Eusèbe, supposé que Philippe soit visé par l'évêque d'Alexandrie Denys, dans une lettre écrite en 262, où, parlant de la bienveillance de l'empereur Valérien, il déclare qu'elle surpassait même celle des « empereurs qu'on disait ouvertement chrétiens m"". Moins de quinze ans après la mort de Philippe, un évêque d'Alexandrie croyait donc à la conversion de quelques empereurs, conversion qui n'aurait pas été une conversion secrète. Toutefois Denys ne nomme pas Philippe l'Arabe, et on est un