Ibid. ao
était un premier pas : l'empereur Constant l'appuyait, Constance II s'y prêta. Le même concile (semble-t-il) qui avait dû exécuter l'évêque d'Antioche Etienne et lui donner pour successeur le débonnaire Léonce, se décida à envoyer quelques-uns de ses évéques en Italie '. Ils se rencontrèrent à Milan, auprès de l'empereur Constant.
Un événement plus décisif fut le retour d'Athanase à Alexandrie. L'intrus Grégoire étant mort le 25 juin 345, le retour de l'évêque légitime pouvait être accepté par Constance II, si tant est que Constance II, en s'y opposant jusque-là, n'eût considéré que l'ordre public. Constance 11 écrivit à Athanase jusqu'à trois reprises, pour l'encourager à revenir -. Il tenait au retour d'Athanase, maintenant, comme à un gage de concorde. Athanase résista longtemps aux instances impériales : il n'avait pas confiance en Constance II. Il pensait peut-être aussi que, tant que lépiscopat d'Orient ne se soumettrait pas franchement au Nicaenum, l'unité de l'Eglise serait équivoque et précaire : mieux valait une situation violente. Mais c'est justement ce dont Constance II ne voulait pas : il pria l'empereur Constant de conseiller à Athanase de revenir : il fit représenter à Athanase qu'il n'avait pas permis qu'on procédât à Alexandrie à l'ordination d'un nouvel évêque, si bien il le considérait comme l'évêque légitime ■*. Il lui fit écrire par de hauts fonctionnaires de la cour qu'Athanase connaissait et estimait, les comtes Folemius, Datianus, Bardion, Tha-