‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 234 sur 274 · V. Histor. Arian · texte numérisé non relu

V. Histor. Arian

■;. Apolog. c. Arian, 5i. Incipit : OOy. àTOXebôr).

G. Ibid. 55. Incipit : -y.OTc'ov ■jrotoûjj.evoi.

7, Uistor, Arian. 2a. Incipit : il>xvep(5v èazi. A eonijiléter par la

le préfet d'Egypte recevait l'ordre de retourner ad comitatum toutes les lettres qu'il en avait reçues ooncernant Atlianase, ce qui était une façon de révoquer les mesures prises depuis 339 par l'administion impériale contre l'évêque légitime d'Alexandrie. Atlianase rentra dans Alexandrie le 21 octobre 346.

11 suffit de lire attentivement les deux lettres de Constance 11 aux évèques de l'Eglise catholique et au peuple d'Alexandrie, pour découvrir les principes qui conduisent la politique religieuse de l'empereur d'Orient. En annonçant à tous les évêques d'Ég-ypte la rentrée d'Athanase à Alexandrie, Constance II ne fait mention ni de la sentence du concile de Rome, ni de la sentence du concile de Sardique, qui l'ont innocenté : « Le très révérend Atlianase n'a pas été abandonné par la grâce de Dieu, mais, encore qu'il ait été soumis un temps qui fut court à l'épreuve (ooxiaaataj qui est de la condition des hommes, il a du moins recueilli le vote («l'/i?'^^) ^lu'il méritait de la vigilante Providence. » Ce langage équivoque est-il une habileté destinée à faire accepter aux Orientaux la réintégration d'Athanase et à couvrir la palinodie de Constance II? On peut le penser. II s'y manifeste aussi bien la prétention du prince de se régler sur le jugement de Dieu, non sur les sentences de conciles. Atlianase, continue Constance II, « par la volonté de Dieu et par notre sentence ([jouX-/^(T£i toïï xpctTxovcx; xa\ xptfféi-fiaîi^pa . recouvre sa patrie et l'Eglise dont il était par la volonté de Dieu le chef ■> x^ç l/.xXriaîaç ^c, Oei'w vEi^ua-i irpo^racTr,; Itjyx*^*^)- Les Orientaux apprendront là que leurs

lettre au\ gouverneurs A'Augustamnica, de Thébaïde, et des fclbyes.

Incipit : Kl xi no:£ upô TouToy. Apolog. c. Arian. 56. Constance U restitue aux clercs en communion avec Alhanase toutes les immunités dont on les avait dépouillés.

sentences des conciles de Tyr ou d'Antioche sont tenues par le prince pour inexistantes : Athanase n'a pas cessé d'être évêque légitime d'x\lexandrie par la grâce de Dieu : il recouvre son l^>glise parce que Dieu le veut et que tel est le bon plaisir du prince.

Nous retrouvons cette maxime dans la lettre « au peuple de l'Eglise catholique d'Alexandrie ». Constance II, considérant que les Alexandrins ont été trop longtemps privés de la « providence » de leur évêque (on voit si la palinodie du prince est désinvolte), a décidé de leur rendre Athanase : qu'ils l'accueillent bien et qu'ils demandent à Dieu « la concorde et la paix selon la loi de l'Église ». Pas de sédition. Que l'édillcation donnée par les chrétiens soit un encouragement à se convertir pour les païens attachés encore à l'erreur de l'idolâtrie. « Faites bon accueil à l'ëvèque qui vous est envoyé par une sentence de Dieu et par notre décision » ('|''i-?w ■zoZ xp=tTrovo(; xoà viixeTEpa yvoV'îfi)- D'ailleurs les séditieux s'exposeront à la vindicte des lois, ainsi en avons-nous écrit aux juges. Ayez donc devant les yeux, d'une part, « notre sentence qui est aussi celle de Dieu » (r>,v riiy.ETÉpav ij^Exà Tou ypsiTTovo; yvwa/iv), d'autre part, l'ordre public que nous maintiendrons à tout prix. La politique religieuse qui s'affirme dans ces deux lettres ressemble fort à une dictature exercée par le prince dans l'Eglise au nom de Dieu.

Du moins, entre 346 et 350, on eut la paix. L'Occident était aux mains de l'empereur Constant, plus scrupuleux que son frère Constance II, et mieux conseillé : les deux empereurs se concertaient, peut-êti'e l'influence de Constant était-elle prépondérante '. La

1. Voyez la lellre Eù^^v àît [xoi de Constance n à Athanase. peu ;il)r(''s la mort de Coustaiit. Ilisl. Arian. ù't.

restauration d'Athanase à Alexandrie avait fort ebran e le crédit de larianisme. En Occident, Ursace et^ Valens, que le concile de Sardique avait condamnes, s étaient rendus à Rome, où, en présence du pane Jules et de tout le presbyterùun romain, ils avaient abjure eurs erreurs, signé leur abjuration, et « embrasse la communion d'Athanase ' o. L'évèque d'A lexandne semblait personnifier la vraie foi. Faisant lui-même le compte des évoques qui se déclaraient en com-mumon avec lui, il en comptait plus de quatre

d Italie, de Sicile, de Sardique, de Corse, de l'Afrique des Espagnes, des Gaules, de Bretagne; des évêque^ de Pannome, du Norique, de Dalmatie, de Dardanie, de Dacie, de Mesie, de Macédoine, de Thessalie, de Crète de Chypre, de Lycie, d'isaurie; la plupart de ceux de Palestine; tous ceux d'Achaïe, d'Egypte de rhebaide de Libye, de Pentapole ^. C'est if.'éographie de l'orthodoxie nicéenne, en 350. Les É^tats de Constant étaient acquis au Nicaenuni : dans les Etats de Constance II, l'Orient, lAsie, la Thrace, lui restaient refractaires, et tenaient Athanase en quarantame Constance II demandait seulement qu'il n'y eut pas de séditions. En retour, il travaillait à l'eximction du paganisme.

Plus que jamais la religion romaine était la super-

tibZ. '• '" '" ^'«"«"lettent à Atl.anase, lettre 'A^opfxiv sOpfca;

.i;;att if c/uTaltélcrUe'dir.n"'', '"'" '" =''''• '^^"^ '•^^«'''^- <^geograplmiue, .nais il ne romntf '"f '*^'' '' '"^'^ >'» "^^'"^ «-«vue exactement • plus de tr fs enul ■'"*' '^'^ "^"'^ *^^''*ï"<^^ ?«"■• '"'. ration do prov nées avTc en nh.« ^'l^'f ": " ^"""<^ '^> '"''"'« «""dépose ntal e en Tta ie Picenun T, « ^^T '' '''''■"'^'<^' «^ '' d«'^«'"- Brutium. ' P'^«"""'' Tiisc.a, Caaapauie, Calabre, Apulie,

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stitio à supprimer, et d'abord dans les sacrifices : « Cesset superstitio, sacrificioruin aboleatur insania ^ », prononce une loi de 341. Une loi de 346 ne se contente plus d'interdire les sacrifices : la fermeture des temples est ordonnée dans les villes et en tout lieu, car, l'idolâtrie étant un délit, on ne peut y encourager en laissant les temples ouverts : « Plaçait claudi prodnus teinpla- ». On n'épargne que les temples qui donnent lieu à des jeux publics, parce que le a peuple romain » tient à ses jeux. Supprimés les sacrifices, fermés les temples, les sacerdoces seuls subsistent; ils subsistent à l'état de distinctions honorifiques, comme sont nos ordres de chevalerie.

Firmicus Maternus, qui a écrit son De errore profanarum religionum entre 346 et 350, prête à Constant et à Constance II le môme zèle contre la superstition : il les encourage à redoubler de rigueur; il leur fait un cas de conscience d'extirper l'erreur et de sauver les âmes qu'elle perd : Dieu ne leur a pas donné le pouvoir impérial à une autre fin^. Tandis que le px~"ince chrétien lui-même incline à considérer sa volonté comme ne faisant quun avec celle de Dieu, le publiciste chrétien

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