Cod. Theod. xvi
2. Ibid. 4. Cette loi est datée du l" décembre 346 (Mommsen propose 354). — On lit dans une loi du 1<='' noveml)re 346 (Mommsen propose 34-2) : ' Quamquam omnis superstitio i)enitus eruenda sit, tamen volumus, ut aedes templorum, quae extra niuros sunt positae, intactae incorriiptaeiiue coasisiant. Nam cum ex nonnullis vel ludorum vel circensium vel agonum origo fuerit exorta, non convenit ea convelli, ex qui bus populo Roniano praebeatur priscarum soUemnitas voluptatum. >> Cod. Theod. xvi, lo, 3.
3. FiRMic. 16 (éd. Halm, p. 100) : « Amputanda sunt liaec, sacratissimi imperatores, penitus atque delenda et severissimis edictorum vestrorum legibus corrigenda, ne diutius Homanum orbem praesumptionis istius errer funestus inmaculet, ne postiferae consuetudinis convalescat inprobitas... Subvenite miseris, libérale pereuntes : ad lioc vobis Deus summus commisit im()erium, ut per \os vulneris istius plaga curetur. »
qu'est Firmicus en vient à croire qu'en effet la volonté du prince est surhumaine, soustraite à la fragilité commune aux choses de la terre : aux mains du prince Dieu a confié le vexilluin fidei, la félicité de l'empereur est associée à la vertu de Dieu^. Tous les coups que le prince porte à la superstition lui assurent l'aide de Dieu : « Post excidia templorum in mains Dei estis virlute provecti^ çicistis hostes, propagastis imperium ^ » .
Le schisme ne saurait être épargné plus que la superstition. L'empereur Constant a d'abord essayé de traiter pacifiquement avec les Donatistes ; il a envoyé en Afrique deux commissaires, Macarius et Paulus, avec d'abondantes aumônes à distribuer aux pauvres, et des présents pour les églises. Ils ont mission de négocier avec Donat, à Carthage. Mais Donat repousse ces ouvertures. Optât cite de lui cette réponse véhémente : « Quid est imperatori cuni Ecclesia'^? » — Les tentatives conciliantes ayant échoué, l'empereur Constant crut le moment venu de procéder d'autorité : il renouvela Ledit d'union de 316, qui avait si mal réussi à Constantin. On refusait désormais aux Donatistes le libre exercice de leur culte : leurs basiliques et leurs biens étaient dévolus aux catholiques : les communautés donatistes devaient se fondre dans les communautés catholiques : les récalcitrants seraient punis de l'exil '. L'édit d'union
I. Ihid. -20 p. 109-110; : .. Vos miiic, Coiistanli et Conslans sacratis simi iinperatores, el veiierandae lidei vcstrae iniploranda vinus est, <|uae supra honiines cri^Hur et a lerrena fragililalc separatur. quae... in omnibus actibus suis, pioul i)Otesl, Dei summi seciuiliir voluntateiu... Félicitas vestra cuiii Dei virtute coniuusitur, pro salute lioiiiiiuiin Cliristd pugnaule vieistis. ■
-2. Ihid. -28 (p. 1-23;.'
;t. Oi'TAT. in, 3 (p. 73).
i. L't-tlit reconstitué par MoxcF.ux. i. IV. p. ivl-'Wa.
fut publié à Cartilage le 15 août 347. Les deux commissaires Macarius et Paulus étaient chargés de l'exécuter. A Carthage et dans la Proconsulaire, ils n'eurent pas à recourir à la force armée'. Les deux commissaires distribuaient des aumônes, prononçaient des exhortations, et l'unité était faite. Le clergé donatiste se soumettait ou quittait le pays : Donat fut exilé et mourut loin de l'Afrique. Mais en Numidie le Donatisme résista. L'intervention des deux commissaires rappelant les plus mauvais souvenirs de la persécution, le bruit se répandit qu'ils faisaient placer sur l'autel, pendant le saint sacrifice, une image ^ : sous couleur d'unité, imposait-on l'idolâtrie? A Bagai, les Donatistes sous la conduite de leur évêque se disposèrent à soutenir un siège : il fallut faire donner la troupe, l'évêque de Bagai fut tué dans la bagarre ^. Les Donatistes se vengeront de Macarius en faisant de lui l'auteur responsable de toutes les violences commises par les « operarii iinitatis » -^ : la paix à laquelle il avait travaillé fut pour les Donatistes la « Macariana persecutio >>, et le catholicisme qu'il servait la « Macariana ecclesia'' ». — Cependant force resta à la loi. La mission de Macarius et de Paulus fut si vivement menée que, en 348, se tint à Carthage un grand concile présidé par l'évêque de Carthage Gratus, où les évèques de toute l'Afrique
1. Optât, t ^p. 81) : .. In provinria |)rooonsulari tune nullns armatum milUem vidit. »
2. Ibid. 1-2 (p. 100) : .. Dicebatur enim illo tempore ventiiros esse Pauluni et Macarium, qui intéressent sacrifieio, ut, cum altaria soleniniter aptarenlur, piofcrrent illi imaginem, (juani primo in altare ponerent, et sic sacrilicium offerretur ». Duciif.sne, Hist. anc. t. Il, p. aw : c. Il s'agissait sans doute des portraits des empereurs ■>.