‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 237 sur 274 · SozOM. IV · texte numérisé non relu

SozOM. IV

2. SozoM. l'oc. cj7. : otxaffTwv È/- TtpoaTayjjtaTo; toj ^aa/iw; TîpoxaSeffôévTwv, oï £7rt<jT/iu.r, >6ywv xai àltwjiati t6t£ TrpwTsOetv âv xoï; paai/siotç È5ÔX0-JV. Epipha^. Haer. lkxi, 1, donne leurs noms : ce sont les comtes Tlialassius, Datians. Cerealis, Taurus. Marcellinus. Evanthius, Olympius et Leontius.

3. Ei'ii'ii.vN. loc. cit. donne le nom des notaires stcnoyTaplies : Anysius « diacre » de l'empereur (ôtâxovo; toù paaiXéoi;), Callicrale exceptai- du préfet IVufin, Olympius. Nicetas et Basile ([xîjxopâo'.ot = memor taies), enfin Eutyclics et Tliéodule notaires de Basile d'Ancyre). Cf. \ViKF.Nu\c.sEP>. Synodalprotolcollen, p. 134-I3'j.

adversaires seraient traités d'hérétiques, et le prince avec eux. On représentait d'autre part à Constance II que. dans cet Occident qu'il reconquérait sur Mag-nence au prix d'une guerre civile, les évêques étaient attachés à Athanase : le loyalisme de ces évèques ne serait sûr qu'autant qu'ils rompraient avec l'évêque d'Alexandrie. Ces insinuations eurent raison des scrupules qui retenaient Constance II de manquer à ce qu'il avait promis à Athanase et aussi bien à feu l'empereur Constant'. — Sur ces entrefaites, le pape Jules mourut (12 avril 352). qui avait été un si fidèle appui pour l'évêque d'Alexandrie et pour le Nicaenum. L'Eglise romaine élut en sa place (17 mai) le diacre Libère, « natione romanus «. Les évêques orientaux avaient conçu le dessein de conquérir Rome à leurs plans'- : ils étaient appuyés par des évêques égyptiens, paraît-il, qu'on était arrivé à tourner contre xVthanase. Libère communiqua leurs doléances au concile de Rome, qui ne les prit pas en considération^. Ce concile est a placer en 352, peut-être à l'automne.

1. Ath\nv<. Hist. Arian. 30. — Dans VApolog. ad Constantium, Athanase révèle d'autres insinuations plus perfides par lesquelles la l'action s'était appliquée à le perdre dans l'esprit de Constance II. On l'accusait d'avoir excité l'empereur Constant contre son frère Constance II [op. cit. 3), d'avoir écrit à l'usurpateur Magnence [id. 6), d'avoir célébré dans la « grande église » d'Alexandrie avant sa dédicace, dédicace pour laquelle il aurait dû attendre un ordre de Constance II {id. 14 .

2. Ces dcraarclies des Orientaux sont à rattacher au concile d'Antioche qui se tient à cette date. Sozomrn. iv, 8.

3. Ce concile est rapporté par le pape Libère dans sa lettre à Constance II, Oplo tranqui/lissime. Voyez le texte dans Hil.vr. Fragm. V, 1-G, et dans HviiTF.i,, Luciferi Calar. opuscula (1886), p. 327-331. Les Orientaux accusent Libère d'avoir supprimé leurs lettres de doléances : t [->] Confinxerunt me littcras suppressissc, ne crimina eius queni dicebantur condemnasse ajiud omnes paterent, quasi illas littoras episcoporum orienlaliuni et aegypliorum, (juibus in omnibus eadeni in Athanasium crimina contincbantur. At salis omnibus clarum est nec quis(|uam ncgat nos orientaliiun littcras

466 LA PAIX CONSTANTIMENNE.

Dans les premiers mois de 353, Constance II étant à Milan, Athanase fut informé que ses ennemis gagnaient du terrain : il se décida à envoyer ad comitatum trois prêtres alexandrins et cinq évoques égyptiens, Sérapion de Thmuis en tète. Ils s'embarquèrent pour l'Italie le 18 mai 353. Quatre jours plus tard, débarquait à Alexandrie un envoyé impérial [palatinus), nommé Montanus, apportant à Athanase une invitation à se rendre ad coinitatum ^ . Cette lettre était une réponse à une requête d'Athanase demandant à être entendu par l'empereur : Constance II accédait à sa requête et lui donnait toutes les facilités pour le voyage. Grande fut la surprise d'Athanase, car il n'avait pas écrit au prince, il n'avait rien sollicité. Il y avait évidemment là un piège, et d'abord un faux commis par ses adversaires -. Athanase déclara donc

intimasse, legisse ecclpsiae, legisse concilio, atque ad liaec etiam orientalibus respondisse, (juibus fidem et sententiam non commodaviinus nostram, quod eodem tenipore LXXV episcoporum aegyptiorum de Atlianasio sententia repugnabat quam similiter recitavimus et insinuavimus episcopis italis. >> — Ainsi Libère a repondu aux Orientaux pour leur notifier qu'il ne peut leur donner raison de sacrifier Athanase. Nous n'avons pas celte lettre de Libère. Mais c'est à cette lettre qu'a été substituée la lettre Studens paci, soi-disant adressée par Libère aux Orientaux, et (jui est un taux par lequel Libère est supposé dire précisément le contraiie de ce que nous savons de science certaine qu'il a dit. Do plus, cette lettre Studens iiaci a été dans le dossier de saint Hilairc substituée à la lettre autlientique : la preuve en est que saint Hilaire fait suivre le document de deux lignes adrairatives : ■• Quid in liis litteris non sanctitatis, quid non ex metu Dei ereniens est? >> Fragm. iv, -2. Ces lignes ne peuvent convenir qu'à la lettre supprimée.

1. Historia acephala, 3. Nous nous référons pour VHist. iiceph. au texte que nous en avons publié dans les Mrlanges de Cabrié.res, t. I (Paris 1899), p. 100-108. Nous avons émis l'hypothèse que VHist. aceph. a dû être insérée dans le Synodikon dit de saint Athanase, collection formée à Alexandrie aux entours de 385. P. B., •> Le SynodiJ<on de S. Athanase », Byzantinische Zeitschri/'t, 1901, p. 1:28-143.

2. En grec : [Ktovd-âviiov] yçi<\ixi w; £(ioù ypâ'l/avToç xai ôéXovxoç otopflwoaorôai xà SoxoùvTa Izir.tiv. On a prêté à Athanase le dessein <le ■• vouloir redresser ce qui paraissait défaillant ». — Nous constatons ici que les Ariens ont mis sous les yeux de Constance II une

H Montanus qu'il était tout prêt à le suivre et à se rendre ad comitatum; il n'était pas homme à résister à un magistrat, fût -ce à un curateur de cité (XoYtGTviç TO)>ewi;), moins encore à un si grand empereur; mais il voulait un ordre. L'ordre ne vint pas ^ . Montanus quitta Alexandrie, et pendant vingt-six mois Athanase ne bougea pas de sa ville"-. — iVucun texte ne dit ce qu'il advint du voyage de Sérapion en Italie.

Sur la fin de 353, Constance II étant à Arles, le pape Libère lui adressa deux évêques, Vincent (de Capoue) et Marcel (évêque d'une autre Eglise de Campanie). Ne p.f-évoyant que trop bien à quel imbroglio on allait avec, les intrigues qui se nouaient autour de Constance II, î'éTjque de Rome demandait au prince la réunion d'un concile général à Aquilée •', qui reprendrait l'œuvre d'union des Occidentaux et des Orientaux à laquelle le concile de Sardique n'avait pas réusri. Le moment n'était guère favorable : à la cour, les affaires ecclésiastiques étaient aux mains de deux vieux routiers de l'arianisme, Ursace et Valens, à qui le concile de Sardique avait laissé un pénible souvenir. Ils s'étaient soumis, par crainte de l'empereur Constant, disaient-ils'*. Maintenant, leur rétractation retractée avec une indépendance au moins égale, ils étaient tous deux entrés dans la confiance

taiisse lettre d'Athanase. Ce dernier les accuse d'avoir fabriqué de prétendues lettres de lui à l'usurpateur Magnence, et il les accuse formellemeut d'être des faussaires de profession : TiXaatoYpcxîfot y*? stotv 'o'.Ttvî; xai xà; ij[jl(Î)v tûv paTiXéwv X'^P*î to/.).àxi; è(/.tiAr,aavTO. Atiiasas. Apolog. ad Constant. H. Cf. ibid. G. Le concile de Sardique les accuse de même de « falsarum litterarum suppositiones. ■• Hilau. Fragm. u, 3.

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