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ft(,8 LA PAIX CONSTANTINIENNE.
de Constance II, ils ne le quittaient plus, ils étaient les hommes de sa politique religieuse. A la requête du pape Libère demandant un concile à Aquilée, l'empereur répondit en proposant un concile à Arles, c'està-dire un concile qui se tiendrait lui présent. — Le concile fut convoqué, en effet. Les évèques des Gaules qui s'y rendirent voulaient qu'on s'accordât avant tout sur la foi, la foi de Nicée, en suite de quoi on discuterait le cas d'Athanase. Ursace, Valons, et leur groupe, déclinaient toute discussion sur la foi, et réclamaient seulement la condamnation d'Athanase. Constance II trancha la discussion en publiant un édit aux termes (lu(|uel les évoques qui ne souscriraient pas à la condamnation d'Atlianase seraient exilés '. Les malheureux évèques donnèrent tous, y compris les deux légats de Libère, la signature que le prince exigeait : un seul eut Ihonneur de refuser, Paulin, évêque de Trêves, qui fut aussitôt envoyé en exil -^. En apprenant la capitulation de ses légats, le pape Libère fut rempli d'amertume : on en a le témoignage dans la lettre qu'il adresse à Ilosius. Il lui dit ce qu'il a espéré et son légat Vincent de Capoue, et il fait l'aveu découragé de la trahison :
Credideram integrum Dei euangelium sua legatione posse servari. Non tantum nihil impetravit, sed etiam ipse in ilUim ductus est simulationem. Post cuius factum, duplici afTectus moerore, mihi moriendum magis pro Deo dccrevi, ne viderer novissimus delator aut sententiis contra euangelium commodare consensum ^.
I. Sl'lp. Sev. Chron. ii, 39 (p. 92) : .. igitur cum senteiitiam eorum (liiani de AUianasio dederant, nostri non recipereiit, edictum ab imperalore proponitur, ut qui in damnalionem Atlianasii non subscriberenl, in exilium pellereutur. » Hilar. Fragm. v, o.
i. Sllp. Sev. loc. cit.