‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 25 sur 274 · El'seb. Chronicon, a. 243 (éd. Helm, p · texte numérisé non relu

El'seb. Chronicon, a. 243 (éd. Helm, p

5. ELSEn. H. E. VII. 10. 3. Fej.toe, Leticrs add olher remains of Diony siws 0/" A?. 1904 . p. 72.

peu déconcerté de l'entendre parler de plus d'un empereur converti.

Ce que l'on sait de plus ferme sur le christianisme de Philippe est un souvenir recueilli par Eusèbe : une année de son règne, au jour de la vigile pascale, l'empereur aurait voulu prendre part aux prières de l'Église, mais l'évêque lui aurait interdit d'entrer avant d'avoir fait pénitence publiquement {i^o\io>.oyrr (jacôat) en se joignant aux autres pénitents : « On dit que Philippe se soumit sincèrement et montra par des actes la scrupuleuse loyauté de sa conscience et de sa crainte de Dieu' ». Le souvenir ainsi recueilli par Eusèbe (il rédigeait cette partie de son Histoire en 311-313) est corroboré par un dire de Léonce, évêque d'Antioche de 348 à 357, qui place l'événement à Antioche et donne le nom de l'évêque, saint Babylas^. Le fait a pu se passer au début du règne, quand, la guerre avec les Perses terminée, Philippe gagnait Rome. On peut ne pas retenir toutes les précisions données au récit par Eusèbe ; on peut se demander si Philippe, quand il se présenta ainsi au seuil d'une église, était baptisé, ou catéchumène, ou païen encore ; on peut douter qu'il ait fait Vej:omologèse dont Eusèbe s'édifie. Dans la « pénitence de Philippe », comme on l'appelle par analogie avec la pénitence de Théodose, le fait qui compte se réduit au moins à la velléité de Philippe de prier avec les fidèles, et au geste de l'évêque qui l'écarté. Le christianisme de Philippp peut navoir été qu'un syncrétisme analogue à celui d'Alexandre Sévère-.

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