Ibid
meut J'IJrsace et de Valens '. Au cours de l'été de 357, un formulaire est rédigé à Sirmium par les trois évoques, et destiné à être proposé à la signature de tout l'épiscopat catholique^. Germinius n'a pas dissimulé son subordinatianisme, il l'atlirme plutôt en termes provocants : « Nulla ainhiguitas est maiorem esse Patrein : nulli potest dubiain esse Patrein honore, dignilate, clnritate, maiestate, et ipso notnine Patris, maiorem esse Filio... Et hoc catholicum esse nemo ignorât, diias personas esse Patris et Filii, maiorem Patrem, Filium subiectum... » I.a génération du Fils est un mystère, un inconnaissable. Le saint Espint est par le Fils. Les termes de substance et de consubstantiel doivent être bannis, n'étant pas scripturaires : « Quod vero quosdam aul niultos mo^ebat de substaiitia quae graece usia appellatur, id est, ut expressius intellegatur , homousion, aut quod dicitur homoeusion, nullam omnino jieri oportere mentionem , nec quemquam praedicare [in Ecclesia]... » Voilà qui est simple : défense de parler dans l'Eglise soit de Yhomoousios nicéen, soit de Vhomoiousios semiarien. On sort de l'ère des controverses, pour entrer dans une doctrine d'Etat, qui sera le pur arianisme.
Le formulaire de Sirmium de 357 avait le mérite de ne pouvoir tromper personne •'.
J. llM.\r.. De synodis, 78 : • Homines enim perversi... l'efellerunt ignorantem regem. ul istiusmodi perlldiae lideui hellis occupatus exponerel, et credendi formain ecclesiis nondum re^ieneratus iraponeret. Conlradicentes episcopos ad exsiliiim coegerunt. Coegerunt enini nos ad volunlateni exsulandi, diim impietatis imponuiu necessitatcm. » Ceci donc dès avant l'exil d'Hilaire, qui date du début de 35t>.
•2. Hahn. p. 499-201 : . Cuni nonnuUa putaretur esse de Dde disceptatio, diligenler omnia apud Sirmium tractata sunt et discussa, |piaesenlil)us sanctissimis fratribus et coepiscopis nostris Valente, Lrsacio et fierminio (et aliis)... »
3. Sii/.d.M. IV. 12. .1 trouvé dans sa source, qui est ici encore Sal>i-
iS'i LA l'AlX ( O.NSTANTLMENNE.
Son radicalisme eut pour el'fet immédiat de diviser les Orientaux en deux partis, l'un radical (anoméens\ l'autre nnodéré (homéousiens), et de suggérer aux Orientaux modérés de chercher un appui en Occident. On était très ému en Orient' par le fait que l'empereur venait de donner un évèque à l'Eglise d'Antioche, à la mort de Léonce- ; et que cet évèque, Eudoxe, s'était installé à Antioche sans avoir été élu par les évêques de la province, simplement sur un ordre de l'empereur et grâce à l'appui des eunuques du palais impérial; Eudoxe enfin était un anoméen avéré, dont le premier souci avait été de faire accepter par les évèques dont il disposait à Antioche le formulaire anoméen de Sirmium^. Basile, évèque
nos, qu'Eutloxe a cciil à Genuinius, Lrsace et Valens, pour les féliciter d'avoir fait accepter leur formulaire par les Occidentaux : la raison en était que Germinius, Ursace et Valens avaient produit une lettre d'Hosius (ta 'Oaîo-j fpinu.'xti) et de quelques autres Occidentaux, qui avaient consenti à (iiîtc ôixooijaiov [ir^ic. ô(ioioû(ytov léytiy, parce que ces termes n'étaient pas scripturaires et parce que parler •le l'o'jtjîa de Dieu dépassait l'entendement de l'homme. Sozomène ne sait rien de plus de la prétendue <■ chute » d'Hosius. — Toute la question est de savoir si la lettre d'Hosius produite par Germinius. Ursace et Valens, n'est pas un faux par eux fabriqué. Ce que les nicéens occidentaux diront de plus sévère contre Hosius (Hila.k. De sijnodis, 10, 63, 87) leur est inspiré par cette lettre. Athauase ne la connaît pas, il sait seulement qu'Hosius a été obligé de communiquer avec Valens et Ursace, mais ciu'il a refusé de souscrire à la condamnation d'Athanase. Histor. Arian. i'i. Nous aurions dans ce fait de la dilfamation d'Hosius par Germinius, Ursace et Valens, un précédent capable d'expliquer la prociiriine diffamation de Libère.
i. SozoM. IV, -13, reproduit d'après Sabinos) la lettre de Georges de Laodicée à Basile d'Ancyre et au concile d'Ancyre, par laquelle il demande avec émotion qu'on vienne au secours de l'Église d'Antioche, qui, tombée aux mains de l'anoraéen Eudoxe, met eu péril de naufrage tout le catholicisme. Les Orientaux modères se sentent perdus, débordés par la gauche.
■i. Léonce d'Antioche était mort dans les derniers mois de 3S7 ou au début de 358.
3. SozoM. IV, 1-2 (dépend de Sabinos). Sozomène note que les eunu- (lues du palais étaient anoméens comme Eudoxe et comme Aétius. Parlant des évêques qu'Eudoxe enrégimente dans sa doctrine, Sozomène dit qu'il leur l'ait abjurer (letà toû âfioiouff^oy xal to Ô|xooij- «Tiov 8vo[Aa.
cl'Ancyre, qui s'était de longue date déclaré contre l'anoméisme ', était tout désigné pour prendre la tête des modérés. Il réunit un concile à Ancyre (un peu avant Pâques 358), rédige un formulaire qu'il fait tenir aux évéques d'Orient et d'Occident, et part pour Sirmium accompagné de deux évéques et d'un prêtre qui avait l'avantage d'être un ancien cubicularius de l'empereur-. L'évêque d'Ancyre fut reçu avec honneur : il s'insinua même aussitôt si avant dans la confiance de Constance II, qu'il obtint que les anoméens seraient désavoués, et que le prince adopterait le formulaire homéousien d'Ancyre.
La lettre adressée par Constance II à l'Église d'Antioche, sous l'inspiration de Basile d'Ancyre, est le manifeste de ce revirement de la politique impériale-'. Le prince fait savoir aux Antiochiens que ce n'est pas lui qui leur a donné Eudoxe pour évêque. Qu'ils se défient de ces ambitieux dont tout le zèle consiste à changer d'évêchés pour augmenter leurs revenus. Qu'ils se défient de ces sophistes qui tiennent boutique d'impiété et ne cherchent qu'à tromper les foules''. Voilà les gens qui ont voulu faire croire que le prince se réjouissait de F « élection par laquelle ils se sont eux-mêmes élus ».
Souvenez-vous des premiers discours que nous vous
1. Philostop.g. m, IG (p. 47), rappelle ses itolcmiques contre Aètius, et m, 27 (p. u3), qu'il avait travaillé à perdre Actius dans l'esprit du Ccsar Gallus, mais il n'avait réussi qu'à pousser Aètius dans la conliance du prince. — Nous avons vu plus haut (p. i6i) Basile d'Ancyre .T Sirmium argumentant contre Pliolin. Il cherchait un juste milieu déjà. Sur Basile d'A. vovez la notice de Bardf.xhevver, t. ni, p. 124- 1-26.
•2. SozoM. ibid. \Z (même source).
3. Ibid. 14 (même source). Haiinack, Dogmeng. t. Il'% p. -2."i?> : ■ Der Sieg der Homousianer am Hofe ist fine Wendung. die fiir uns unklar ist. Die Thatsache ist unbeslreitbar. «
i. Allusion à l'anoniéeii Ai'tius.
48fi LA l'AIV CONSÏANTINIKNNE.
lenionx sur (les matières de) la foi : nous vom monlriom iiue noire Smivrur est le Fils de Dieu et qu'il est senildalde an Père selon la substance (xxt' oj7;xv Saoto; Tf-i r.y.-r.).
La doctrine impériale qui se déliait là est exactement celle du formulaire d'Ancyre. La conformité va plus loin : Constance H ne tolère plus les anoméens qui avaient l'année précédente capté sa faveur. « II sullit provisoirement de les écarter da vos synodes et de votre communion, car nous ne voulons pas dire encore ce que dans quelque temps ils encourront, s'ils ne se g"uérissent pas de leur rage. » Que ces enragés cessent de faire le siège des grandes Eglises. « L"lieure est venue où les nourrissons de la vérité doivent pouvoir se montrer au grand jour », et que la terreur cesse.
La tâche des gens de bien est de oivre confonuéinent à la foi de leurs pères, et de faur/nienter comme il est dit. mais ne pas chercher au delà '. J'exhorte ceux qui se dèijagent de cet abîme, à se tenir à cette règle que les rrêqaes experts aux choses divines ont posée au nom de Dieu.
Les évéques experts auxquels pense l'empereur, c'est Basile et son synode d'Ancyre : la règle ('j^vicpoi;, senteniia) à laquelle on doit se rallier, c'est le formulaire lioméousien d'Ancyre: l'impiété des sophistes qu'il faut combattre, c'est l'anoméismed'Eudoxe et de ses amis. Telle est à cette heure (été .358) la tactique
t. Ea ijrec : 'AvofM-/ àya^wv ipyjv, tï; uiitei -Su iraTsp'ov Tuîlriv, •/.ai taOxa èiTa-j|£tv tô; eïprirai .Luc. xvi, 3), itépa ôà p.r) TcoX-j7Tp«Y!i'}vsïv. Ces derniers mots font allusion ù des disculeurs comme Aétius et les anoméens, qui noient leurs disciples d;ins un « abîme •■ dont ils ont peine à sortir. I.e ■::oXun{/aY(;.ov£ïv no pont viser les termes de 6(AOov(iio; et de ôu.oiO'jt'.o:, car le rédacteur de l.i lettre e-t lui-même homéousien.
que Hasilo d'Ancyre a réussi à imposer à Cons lance II. — Par contre, à Sirniium, Basile d'Ancyre a compris que les Orienlaux modérés qu'il représente, et quangoisse sincèrement le péril anoméen, doivent faire un pas de plus vers les Occidentaux nii'éens qu'ils veulent gagner. Le formulaire d'Ancyre original compte dix-neuf anntliématismes condamnant d'un coté le sabellianisme. d'un autre côté l'anoméisme, tandis qu'il n'en compte plus que douze dans le texte que reproduit, que commente, et qu'approuve saint Hilaire : entre les deux rédactions, Basile d'Ancyre a abandonné notamment le dix-neuvième anathématisme, qui condamnait la proposition : le iils est ôfxooûcioç ou TauToouaioç au Père '. — Ainsi, d'une part on fait front contre les anoméeiis, d'autre part on se rapproche des consubstantialistes : on jette les bases d'un accord entre l'Occident et l'Orient désunis : aucune formule concrète n'est encore proposée, mais on veut s'entendre -.
i. \.a synodale et les anatlicinalismes originaux (rAiicyre, Ei>ipii\n. Haer. i,x\rii, 2-11 ^éd. Dindoi.i. p. iSi--!')'.)',. Le l'J anatlirniatisnie est <^elui-ci : Kocl sïxiç s2oy(7t'a /.ai oOaîa XêY'"^^ rov:iaTipa TvaiépaToO viloù, ôu.oo-jfftov Ciï Yi TauTOO'Jfftov ),£yoi t'ov ■ulôv Tri) 7;aTpt. à. £• — Les M) anathciuatismes dans HAn\, p. '201-204.
2. La do( irine de conciliation à laquelle aboutit ce rapproclienienl o\pli(|uera seule, d'une façon adéquate, ce qu'on appelle très injustement la « cluile '■ de Libère. D'une part, les Orientaux modérés que 'onduit Basile d'Ancyre ont subi sans le dire linlluence de l'enseigncnienl de saint Anatliasedans ses Oratlone>: III coatrn Arianos (composées entre 317 et 3i)0i, et se rendent compte <[ue le radicalisme; anoméen rend nécessaires de nouvelles précisions: de là leur revirement. « Die Conservativen desOstcns habeu hier uuzweilelliaft einc Scliwenkunggeinacltt.-H.vRN.vcK, Dof/Hien.^.t.n''-, p.2.>;.LooFs,Let7/rtdc)t'', p. '2.'}3, t'ait les mêmes constatations et conclut : ■■ Dalier sind die Homoiusianer die Wegbereiter der spiiteren OrttiodoKie geworden >■. Le P. LEnACHEi.ET, art. « Arianisme -> du Bict. de thrologie de vacant, p. 1825, écrit : « Il y a là, nonobstant l'opinion beaucoup plus sévère de Petau, un acheminement notable vers la doctrine orthodoxe ». Voyez le mémoire de G. Kas.nki r, « L'homoiusianisiue dans ses rapports AM'.c l'urtliodoxie ». Revue hi>it. ecclf'.^. litO.t.
488 LA PAIX CONSTANTIMENNE.
Il restait à Basile d'Ancyre à rallier l'épiscopat aux articles d'Ancyre-Sirmium. Il s'adressa d'abord aux évèques qui se trouvaient ad comitatum. Il obtint sans grand effort l'adhésion de Germinius, d'Ursace et de Valens, à qui une palinodie ne pouvait pas coûter, du moment que l'empereur la demandait^. Les évèques orientaux, qui étaient à Sirmium, les imitèrent^. Il se trouvait à Sirmium quatre évèques d'Afrique, qui ne firent pas difficulté d'entrer dans l'entente ^ — Basile d'Ancyre dut calculer que sa tentative d'union serait singulièrement avancée du côté des Occidentaux, si on pouvait décider le pape Libère, exilé en Thrace depuis deux ans, à s'y associer. Constance II donna des ordres, Libère fut amené à Sirmium. Le cas d'Alhanase, sur lequel Libère avait été intraitable, n'était plus à l'ordre du jour'*.
Constance II, en présence des évèques réunis ad comitatum, pressa vivement le pape Libère « de confesser que le Fils n'est pas ôulooÛ(jio<; au Père ». Basile d'Ancyre, qui conduisait en cela Constance II, joignit ses instances à celles du prince ^. Cette assertion de Sozomène est sûrement une confusion, car, à cette
1. So/Cd. IV, lo. Nous suivons exclusivement ce récit, qui dépend de Sabinos. P. B. Sozom. et Sab. p. 277. Sciioo, p. 125.
2. Sozoïr.. cnumère Ursace, Germinius, Valens, xai ôtoi èx Tîi; eu Tiapricav.
3. Sozom. <lonne leurs noms: Allianase, Alexandre, Severianus, Crescens. Ils son', inconnus d'ailleurs.
i. 11 n'en est fait aucune mention dans le récit de Sozomcne.
5. Sozom. : âêiaÇsTO aÔTOv ôixoXoyîîv (xy| eivai To) ïlaipt tôv ulbv ôjAGOÛciov. âvÉxEivTO 6s xal Tov xpaToûvTa itO. toOto èxcvouv Tr).îîaT>iv Trap' aOxw TrappTjcriav ayovTcÇ BacsXeto; xal EùaTaOto; xac 'E).îûiTio;. TiLLEMONT, t. VI, p. 433 : ■ Sozomène dit qu'on le contraignit aussi de reconnoistre que le Fils n'estoit jias consubstantiel au Père, ce qui paroist difficile à croire, si nous ne disons que les Semiariens firent enfin revivre leur dernier anatliématisme d'Ancyre, par la mesme légèreté ou la mesme poliliiiue qui le leur avolt fait supprimer d'abord... »
dateprécise,telsn'étaientmlatactiquede Constance II (témoin sa lettre aux Antiochiens), ni le programme de Basile d'Ancyre. - Sozomènc poursuit : Basile, dit-il « réunit en une seule écriture les articles définis contre Paul de Samosate et Photin de Sirmium et le formulaire de foi rédigé pour les encaenia de rÉ-lise d'Antioche ». Par articles définis contre Paul de Samosate et Photin, nous entendons les aiiathematismes du concile de Sirmium de 351 qui a dépose Photin ^ , concile auquel avait pris part Basile d Ancvre Le formulaire du concile d'Antioche m encaenus est lé quatrième des quatre symboles'^ qui nous viennent de ce concile de 341. Toutefois, ici encore le récit de Sozomène souffre d'une confusion : il est très vraisemblable que Basile à Sirmium en 358 aura tenu à rappeler les formules adoptées par le concile de Sirmium de 351. mais il est impossible que les formules de 351 lui aient suffi en 358, et comment auraitil pu s'y tenir sans sacrifier le programme d Ancyre < Les formules de 351, en effet, n'ont pas un mot sur rô^oio^ato,, c'est-à-dire sur le terme qui était en 3o8 le pivot de la réconciliation à laquelle on travadlait. -On attachera au contraire un grand intérêt a cette petite phrase incidente de Sozomène : à; i^\ ^907^.^^^ .oî ôuoooaiou lur/s.poôvxcov ..vô,v î'^fav auv.axavs.v atpsaiv, « sous prétexte de certains qui se servaient du consubstantiel pour introduire leur propre hérésie >> : nous rejoignons là enfin le programme d' Ancyre. U comporte une critique du consubstantiel. il en dénonce les faux sens, il réclame des précisions. - H manque au
ployé par le concile de Snmium de 3..1. en tête oe be» <» mes. Ibid. p. 190.
490 1>A l'AIX t'0>STANTIINlENNE.
raccourci de Sozomene renoncé du principal, à savoir que Basile a voulu exclure les faux sens donnés au terme ôjjlooûoio;, et se servir du terme ôy.oioûaio; ou /.%-.' oùcioL'^ ôaoïo; pour exclure Tanoméisme. C'est à cette double thèse que Basile a dû consacrer tous ses soins, et presser Libère de souscrire.
Si donc nous comprenons bien le texte excessivement concentré de Sozomene : — l°Libères"estrallié à la condamnation de tesquelques-uns qui se servaient du consubstantiel pour introduire une nouvelle hérésie^ ; — T réciproquement liv [jiipet) Basile et son groupe ont accepté de Libère une formule qui condamnait tous ceux qui disent que le Fils n'est pas semblable au Père xaT ojçîav xatxa-cà Ttavia - : — 3^ il n y eut pas d'autre profession de foi souscrite à Sirmium à celte date.
Or, la transaction consentie par Libère ne diffère pas de celle que préconisait quelques mois plus tard saint Hilaire-'. Nous en avons pour témoin son De synodis. Hilaire l'écrit d'Orient où il est exilé. Il l'adresse aux évèques des Gaules et de Bretagne, ses collègues, dont il a reçu des lettres lui apprenant qu'ils ont repoussé avec horreur la formule proposée à leur signature (en 357) par Germinius, Ursace et Valens, « infidelis fidei impielatem '' ». On parle de
1. Si)/,u.M. : ^laf^affxe'jàÇû'jTt auvaivâcat taÛTY; Atoépiov.
2. Ihid. : £v [xÉpec ôè >.ac ôiAoXoyîav Èxofiioavto Tzctpà. Aiêepîou àTio- •/.r,pyTToyoav tc/Ùc (j.y, xai-' oCiotav xaî xaTa Ttâvra o[X&iO'/ T(o IlaTpi ■:ov ■- lov àTioçaivûVTa;. — .SozoDiène (Sabinos) ajoute, pour souligner r. m portante de ce qu'il rapporte, que (l'année précédenic. soit 3r>7; le a noméens d'Antioche (Eudoxe et sa clique) « racontaient que Libère rejetait l'ôixoo-jffto; et professait que le Fils clail àvô|;LC/'.o: an Père ". l.es anoméens rattachaient cette chute de Libère à celle d'ilo.sius.
■i. Le De synodiii d'Hilaire est de la lin de 3:>8 tu du début de Sj!) Baudenuenveu, t. m, p. M80.
i. IIiL.vK. De synodis, 2.
LA ClUSi:. 4'jl
la convocation d'un concile œcuménique en 'deux conciles, l'un qui se tiendra pour les Orientaux à Ancyre, l'autre pour les occidentaux à Rimini : Hi- 1 aire entreprend de dissiper quelques-unes des pré- V entions que ses collègues des Gaules ont contre les évêques d'Orient, et réciproquement ^ Le formulaire a noméen de 357 mérite toutes les sévérités : le formulaire homéousien de Basile d'Ancyre peut être pris dans un bon sens. Ililaire le ramène à douze anathématismes qu'il cite et qu'il commente : il montre que ces anathématismes vont à exclure Thérésit' anoméenne, qui est le péril présent dont se préoccupent Basile d'Ancyre et son parti. Les Occidentaux sont trop enclins à croire que l'homoousios est un terme qui ne prête pas à équivoque : « Multi ex îiobis, fratres carissimi, ita unam substantiam Patris et Filii praedicant, ut çidei-i possint non mugis id pie quant impie praedicare : habet enim hoc verbum in se et fidei conscientiam, et fraudem paratam- >.
L'unité de substance, en eifet, peut être entendue dans un sens où le Père et le Fils ne sont plus que des modalités ; ou bien l'on concevra la distinction du Père et du Fils comme une division de l'unité, et cette division comme subséquente à une unité primordiale. <■' Et his nuiltum piae eonfessionis nostrae sermo blanditur, ut dum hoc çerbum indeflnita brevitale dubium est, profîciat ad erroreni'K.. In his igitur tôt et tam graçibus fidei periculis, verborum brevitas temperanda est''... « Hilaire traite là de l'imperieetion des formules dogmatiques, imper-