I . EusEii. //. E. VI
•i. Chron. pascril, a. 2r;3. Bidk/, Pliilostiiru- Kircheng. (l!ti:<), i). 20;{.
3. Neiimann, p. 24(i-!2:iO. F. GoKiiKKs, art. « l'hilippus Aralis >. i:i'>04) de la Realencyklojiaedic do HvrcK. Le vieux Kmi.f.n, art. ■ l'hilippus .\ialw " (I8!(.">) du Kirchcnlc.iikon -, estimait déjà c|ue - apparcm-
L'avènement deDèce dut être un soulagement pour les conservateurs romains, en ramenant au pouvoir, après l'inquiétante tolérance des Sévères et de Philippe, Fancien esprit, les vieilles mœurs, la persécution. Dèce était un conservateur décidé; il restaurerait la pureté des mœurs en rétablissant ]a censure, et la religion qui s'en allait en la rendant obligatoire.
Le régime antérieur à Alexandre Sévère se résumait pour les chrétiens dans la formule Non licet esse {>os, Ledit de Maximin avait inauguré les poursuites spéciales contre les chefs des Eglises : la politique de Dèce va consister à reprendre l'édit de Maximin contre le clergé, et à reprendre le Non licet esse ços contre les fidèles. Le texte de Ledit de Dèce ne s'est pas conservé ' ; on peut en parler du moins d'après les effets
ment en tant qu'oriental Pliilippe avait dû donner dans un éclectisme trouble ".
1. Decii imperatoris ediclvm (idversus Christianos nunc priinum editum a BëRXARDO MEDOSIO (Tolosae 16t>V). Ce Medonius dit avoir reçu le texte d'un sieur » Joannes Crojus •, et que ce texte était tiré « ex antiquissimis raembranis «. Si les quelques lignes (p. 7) qui accompagiient le texte de l'édit font partie du document, comme il semble bien, on ne doutera pas que cet édit ait figuré dans un récit hagiographique, et que ce récit ne dépende d'Orose. Quant au texte de l'édit, Tu.lejiont, I. ni, p. 6;)9-"02, qui eu présente une critique solide, le donne |)0ur une pièce simplement doulcuse, ce (|ui est trop peu dire. Haknack. Gesch. altchr. LUI., p. 872. émet l'hypoibése que cette pièce pourrait élre uoe falsKication effrontée de Medonius, ce qui est trop dire. Anu;, L'Église el l'État dans la seconde moitié du IW siècle (l88o', p. l(i-lî», avait eu déjà ce soupçon, el accusé <■ le savant Jean Crojus » de s'être amusé. L'édit publié par Medonius est
qu'on lui voit produire : d'ensemble, on inférera que l'édit est promulgué dans tout l'Empire ', ses effets «'étendant à tout le monde romain.
Que Dèce ait voidu atteindre systématiquement et en première ligne les évêques, on en a pour preuve les poursuites exercées contre les évèques des grandes Eglises. Dèce savait que l'évèque était en chaque Eglise le chef : si l'évèque cédait, les lidèles suivraient-.
A Alexandrie, l'évèque Denys, qui se sait inculpé, attend quatre jours que le préfet d'Egypte Sabinus le fasse arrêter dans sa maison, et ne se met en sûreté parla fuite que le cinquième jour; à Antioche, l'évèque Babylas est jeté en prison et y meurt; l'évèque de Jérusalem est arrêté, conduit à Césarée, jeté en prison où il meurt lui aussi''. A Carthage, saint
en fait une amplification de celui attribué à Dèce et à Valérien qui se m clans la |)assion de saint Mercure : ce rapprochement est signalé par Medonius. Voyez le texte orignal grec de l'édit de Déce et de Valérien dans la passion de s. Mercure, H. Delehaïe, Les légendes grecques des saints militaires (Paris, IDOi»), p. i!'t-23j, et le jugement qu'en porte le P. Deleliaye, j). 9(J. Le prototype de l'édit de Medonius n'ayant aucune valeur historique, on voit ce qui en reste à l'édit de Medonius, alors même qu'il remonterait haut dans le Jloyeii Age. — L'édit de Dèce rapporté dans la passion des saints Abdon et Sennen n'a pas plus de valeur que celui de la [lassion de saint Mercure.
1. Okicex. In losua homil. ix, 10 : « Convenerunt reges terrae, senalus populusque et princi()es romani, ut expugnarent nomen lesu et Israël siinul. Decreveruiit enim legil)us suis ut non sint Christiani. Omnis ci\ilas, oninis ordo christianoruni nomen impugnat. Sed... principes vel potestates istae contrariae ut non christlanorum genus latins ac profusius propagetur oblinere non valebunt. ■• Keinarquer la formule : Decreverunt ut non sint christiani, équivalent du Non licet esse vos.
2. CI. Acta dispul. s. Achatii, iv, 8 (Geiîiukdt, p. H'J ) : c Martianus ait : Cataphryges aspice, honiines riïligionis anti(iiiac. ad mea sacra conversos reli<iuisse quae luerant, et nobiscuni diis vota porsolvere : et tu similiter parère leslina. Omnes catliolicae logis coUigi; cliristianos et cuni his religionein nostri iniperatoris adlcnde. Veniat lecuui (>mnis |)opulus, ex tuo pondet arbitrio. » I.a scène se passe à Antioche en Phrygie.