‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 250 sur 274 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

LA ( HISE. 493

Date veniain, fratres, quam fréquenter poposci :.ar*iaui non estis, cur negandu homousion censemini ariani '?

Les hommes de conciliation sont exposés à prêter à leurs adversaires une bonne volonté qu'ils n'ont pas : saint Hilaire a dû être victime de cette noble illusion. Il est permis de croire aussi que les formules qu'il concilie en les interprétant ne sont pas synonymes autant qu'il le dit. De ce qu'un homoousien comme Hilaire est sincèrement d'accord avec un homéousien comme Basile d'Ancyre pour condamner l'anoméisme, il ne s'ensuit pas que l'anoméisme soit tout l'arianisme et que les homéousiens ne soient pas un peu ariens. C'est le point faible du livre généreux d'ÏIilaire-, Tillemont a dit de lui : « 11 excuse tout ce qui se peut excuser. Il donne un bon sens à tout ce qui en peut recevoir. Il justifie tout ce qui n'est pas absolument mauvais, tant pour ne pas aigrir les Orientaux, et les pouvoir porter d'un état qui luy sembloit tolérable mais dangereux, à un autre qui fust entièrement parfait, que pour empescher les évêques de France de rompre sans nécessité avec des personnes qui pouvoient servir la vérité ^ «.

Libère et Hilaire avaient tendu la main à Basile d'Ancyre : personne ne l'a jamais reproché à saint Hilaire. Le pape Libère sera moins bien traité ! Pour le moment, Constance II lui sut gré de ce qu'il avait

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