I. Su/ciM. i
•2. SozoM. IV, Ib: âôd/.Ei TOTe ôià tôv toù PaijtXéwç qiooov "Avaxo/ô y.ai Auotç ô{iocppov£tv Trepî tô Ôôyaa. Philostorg. iv, 8 (Bidez. p. t>l-6:J> a gardé un mauvais souvenir du temps où Basile d'Ancyre a été toutpuissant. A l'en croire. Basile aurait, accusé Eudoxe et Aelius d'avoir conspiré avec le César Callus. U aurait obtenu l'exil de 70 évéf|ues <|u'il jugeait ariens trop avancés. Par contre, les adhésions à l'homoiousianisine ne se comiitèrenl liientùt plus. -lais celte toute-puissance de Basile fut de courte durée. J/tiil. 'j.
LA ClUSli. 4îtr.
concile qui les jugerait, comme jadis à Nicée Constantin avait fait juger Arius. Basile d'Ancjre fut elîrayé du choix de Nicée. Il proposa Nicomédie : on y convoquerait de tout l'Empire, par lettres du prince, les évAquesles plus éminents par lintelligence et par la parole, ils représenteraient lépiscopat. Sur ces entrefaites. Nicomédie fut ruinée par un tremblement de terre'. — Constance II se retourna vers Basile d'Ancyre pour lui demander conseil : Basile cette fois accepta Nicée, et l'empereur y convoqua pour le commencement de l'été 359 tous les évèques du monde romain, en n'excusant que ceux à qui leurs infirmités interdiraient le vovag-e. et encore à condilion qu'ils se lissent représenter au concile par des prêtres ou des diacres chargés d exprimer leur sententia. Puis, après avoir lancé les convocations pour Nicée. Constance II fut pris de scrupules, ou on lui en suggéra : il manda à Basile d'écrire aux évèques et de leur demander de désigner eux-mêmes la ville où ils estimaient plus à propos de s'assembler-.
Basile, en possession de la confiance de l'empereur, était devenu l'arbitre de l'Église universelle. Il recourait pour restaurer l'union à un concile œcuménique, et on pouvait pronostiquer qu'un nouveau concile de Nicée tenu dans les circonstances présentes lui donnerait raison, comme déjà le pape Libère lui avait donné raison : l'arianisme anoméen, l'arianisme d'Arius. aurait été forclos, et l'union restaurée entre l'Orient et l'Occident par une transaction, dont il restait à fixer les termes.
I. HiKi-.oNYM. C7i(0/«îCow, a. 358 (éd. Hei.m, p. îJ'»l; : « Nicoineiiia lerlac motu fuiidilur eversa, vicinis iirhilms ex parte vexatis. » I.a catastrophe est du 2't août 'i-S8.
i. S07.OM. loc. cit.
496 J-A PAIX ( ONSTA-MJ.ME.NNE.
Basile d'Ancyre fut à ce moment même évincé de la confiance de Constance II. Les ariens radicaux obtinrent du prince que, au lieu de réunir un concile, on en réunirait deux : les Occidentaux seraient convoqués à Rimini, les Orientaux à Séleucie dlsaurie ^ On décida en même temps de présenter aux deux conciles un même formulaire, qui fut dressé à Sirmium le 22 mai 359. On lisait en tête - :
La foi catholique a été exposée en présence de notre
maître le très pieux et triomphant empereur Constance
Auguste, élernei, vénérable, sous le conuslat de FI. Emèbe
et FI. Hypatim^ clarissimes. le onze des; calendes de
Juin...
Constance II accepta le formulaire, sans s'offenser de voir qu'il contredisait sa lettre aux Antiochiens de Tannée précédente. Aux Antiochiens, en effet, il avait demandé de croire le Fils semblable au Père selon la substance (xat' oùst'av oaoïo; tw TrxTpi'j. Maintenant, il répudiait le terme de substance, ce qui était du même coup répudier la doctrine homéousienne de Basile d'Ancyre. « Quant au terme de oôcia que les Pères ont employé avec simplicité, mais qui, inconnu des fidèles, leur cause du scandale, comme il n'est pas dans les Ecritures, il a paru bon de le supprimer et d'éviter à l'avenir toute mention de oocria à propos de Dieu, les Ecritures ne parlant jamais de ckia à propos du Père et du Fils. » On ajoutait, il est vrai, une déclaration antianoméenne : - Nous disons que le Fils est