EL'SEli. H. E. VI. 40. 2, et
48 LA PAIX CONSTANTJMENNE.
(>yprien s'est dérobé par la tuite : une sentence est affichée qui frappe ses biens de confiscation, en lui donnant très otTicielIement son titre de episcopus christianorum'^ . A Rome, dès le 20 janvier (250), le pape Fabien a été exécuté^. La situation est si critique que l'Église romaine ne pourra lui donner un successeur. Cornélius, que dans un an, aux premiers mois de 251.
C'est de cet interrègne et de Cornélius que saint Cyprien écrira : « Cornélius s'assit intrépidement à Rome dans la chaire épiscopale, au temps où le tyran. parti en guerre contre les évêques de Dieu, les menaçait des dernières rigueurs, et déclarait qu'il aimerait mieux apprendre qu'un compétiteur se levait pour lui disputer l'Empire, que d'apprendre qu'un évêque de Dieu était élu à Rome » ^. Le propos, attribué par l'évèque de Carthage à l'empereur Dèce, confirme que ledit de persécution frappait les évêques [sacerdotes Dei) spécialement; il révèle aussi quelle place prédominante, au jugement du prince lui-même, tenait parmi les évêques du monde romain lévêque de Rome.
A voir l'évèque d'Antioche et l'évèque de Jérusalem mourir en prison, à voir chez saint Cyprien le détail des souffrances subies en prison par les confesseurs '.
1. Cypriak. Epistul. i.xvi, 4 (Haiitei., j). 7i9, : « Persecutio enim veniens ... me ... proscri[)tionis onere depressit. cum publiée legeretur : Si ijvis tenet I'ossidet de r.OMs CaeciIii Cypiiiam episi.oh ciiiustia-
NORVM. »