Apolog. de fiuja
3. Ibid. 2G. Atliaiiasc est plus viC encore eontre Léonce, dans VHist- Arian. 28.
512 LA PAIX CONSTAMINIENNE.
Athanase n'hésite plus à appeler lempereur hérétique.
\JJlisloria Arumoruin ad monachos, qui date de 358, est la maîtresse pièce de cette littérature de protestation. Athanase n'y ménage plus rien, Constantin pas plus que Constance II. Les hérétiques sont les maîtres de la laveur impériale : soyez avec eux, fussiez-vous le plus avéré des coupables, ils feront de vous un homme honorable et « un ami de l'empereur ^ ». Soyez contre eux, votre innocence ne vous sauvera pas, ils forgeront contre vous toutes les dénonciations utiles, et une sentence du prince prononcera contre vous la peine de l'exil. Une bête redoutable est venue, c'est l'hérésie : « Elle a acheté la puissance du dehors pour atteindre à ses fins-. » Nous n'avons plus des évêques, mais des espions •■. Insulte le Christ et ne te soucie pas de tes mœurs, il suffît que tu aies l'amitié du prince, tu seras fait évéque. — Athanase imagine les Ariens s'adressant à Constance W, au lendemain de Sardique, et le conjurant de prendre en main leurs intérêts menacés : w Persécute, lui disentils, mets-toi à la tête de l'hérésie, car elle aussi t"a piur empereur ^ » Athanase imagine pareillement les evêques d'Occident qui lui sont fidèles résistant aux ordres de Constance II qu'ils estiment contraires au « canon ecclésiastique », et Constance 11 leur répondant : « Ce que j'ordonne est un canon "^ » A ces paroles, les évêques, levant les mains vers Dieu, représentent au prince courageusement qu'il ne con-