‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 261 sur 274 · Ibid. : ot Tcap' aÙToïç vcaTauxoTtoi, oC vàp è-iffxonoi · texte numérisé non relu

Ibid. : ot Tcap' aÙToïç vcaTauxoTtoi, oC vàp è-iffxonoi

i. Ibid. 30.

o. Ibid. 33.

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vient pas de « mêler la puissance romaine avec le gouvernement de l'I^^glise ' ».

Atlianase est ici un publicisle qui ne s'arrête pas autant que nous souhaiterions à cet aspect de la politique de Constance II, il s'applique de préférence à en montrer l'odieux. Les eunuques de l'entourage de Constance II, auteurs responsables de sa politique, sont dénoncés par Atlianase. « Ces gens, dit-il, que la loi (de l'Eglise) défend d'admettre à aucune délibération ecclésiastique, voici que les Ariens les traitent comme les maîtres des jugements d'Eglise: les eunuques décident. Constance suit... Qui écrira ces choses? qui les annoncera à la génération à venir? qui voudra croire alors que des eunuques, dont on ne ferait pas ses domestiques..., disposent aujourd'hui des choses ecclésiastiques, et que Constance docilement leur accorde les violences qu'il fait à tous et l'exil de Libère ^'1 » Mais Athanase a vu aussi nettement qu'Hosius la démarcation du domaine de l'Etat et du domaine de l'Eglise. Constance II, en poursuivant Athanase, prétend exécuter une sentence d'évêques.

Si c'est une sentence dtévêques, quel intérêt y a Vempereur?... Depuis quand une sentence de P Église reçoitelle de l'empereur son autorité?... Il y a eu bien des synodes jusqu'ici et bien des jugements de l'Église, mais ni les Pères n'en avaient jusqu'ici saisi l'empereur, ni l'empereur ne se mêlait des choses de l'Église ^.

On aimerait que ces attendus d'Athanase fussent

1. Ibid. 3i : ayveêouXeuov ayiw u.i\ oia^ÔEipeiv Ta ixx>,-0'5'txiTuxà, \xr\Sï ÈYxaTajXiTYetv t^v ^wtxaï-xriv àpxrjv Tr^ Tf;ç éxx/riTt'a; ôtaTayr).

51 i LA PAIX (ONSTANTINIENNE.

incontestables; du moins, ils posent bien la thèse de l'autonomie de l'Ég-lise, et c'est le principal. Atlianase ne laisse pas d'avoir pleinement raison quand il reproche, avec insistance, aux Ariens d'avoir, eux, cherché pour leur hérésie l'appui de « la puissance du dehors ' ». Ils ne répondent pas aux arguments, dit-il, mais ils traînent leurs contradicteurs devant les juges et les ducs -. Les gens qu'ils ne peuvent convertir à leur hérésie, ils les rouent de coups, ils les jettent en prison. Athanase retrouve là une maxime de Tertullien :

Le propre d'une relir/ion n'est pas d'imposer, mais de persuader. Le Seigneur n'a fait violence à personne, il laissait chacun, libre, el disait à lotis : v. Si quelqu'un veut me suivre... » et à ses disciples : « Est-ce que vous aussi vous voulez partir:' » Va-t-on faire le contraire du Sauveur, et. après s'être donné Constance pour chef antichrè' lieu de l'impiété (arienne), va-t-on faire de Constance l'Antéchrist^?

Athanase est tout disposé à croire que Constance II en effet ressemble fort à l'Antéchrist :

Uxw lui manque-t-il des Irails de V Antéchrist?... Quand l'.Uitéchrist paraîtra, ne Irouvera-t-il pas pour tromper (les élusj la voie toute tracée par Constance? (L'empereur) nat- il pas transporté des églises dans ses palais les jugements (ecclésiastiques, et xu-- prétend-il pas les prononcer) lui-mé)ne''?

I. Ibid. C*\ : S'.à ty]? î?w9îv s^o'jnix: î/.Sixsïv xauiviv sTTcYsîpyiffav.

■Z. Ibid.

.{. lt)id. 67.

4. Itiid. 7(i. A relever la déclaration d'Alliaiiase : oô yàp §(a[).aiv.rt

~''j y.i'.ïaa.

Et Athanase de rappeler la scène, à Milan, où voyant s'embarrasser les accusateurs dAthanase devant la fermeté des évêques qui le défendaient, Constance II se dressa en disant : « C'est moi qui accuse Athanase. » Voilà bien l'Antéchrist, poursuit Athanase. « Il est revêtu du christianisme, il entre dans les lieux saints, il s'y tient debout, il y fait le désert, il viole les canons, il impose ses décrets par la forcée »

Constance II a permis à Libère de revenir à RomC; en 358, et Rome a accueilli son évêque légitime avec allégresse, avec trop d'allégresse sans doute, car l'empereur a dû en prendre ombrage. Constance II avait écrit aux Romains en leur rendant Libère : sa lettre, lue en plein cirque, fut accueillie par des clameurs hostiles et des quolibets -. Lorsque, en 360, à la suite du concile de Constantinople, la faction acacienne victorieuse obtint lexil de Basile d'Ancyre, on fit valoir contre lui pour le perdre qu'il était responsable de « ce qui s'était passé dans l'Église romaine ^ ». Il dut se produire à Rome entre le retour de Libère et la mort de Constance II une situation troublée, qui explique qu'en 359 l'Eglise romaine n'ait pas été représentée à Rimini, et que la papauté ait à ce moment passé par une sorte de captivité.

Et comme si cette captivité ne suffisait pas, on s'appliqua à calomnier Libère. Des lettres furent

i. Ibid. 77.

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