‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 29 sur 274 · I. EusEB. //. E. VI · texte numérisé non relu

I. EusEB. //. E. VI

-2. Cypi'.ian. De lapsis, Il (p. 244 ; « Decepit niullos patrimonit suiamorcaecus... »

3. Dom l.ECLKRcy, •• Les certilicats de sacrifice ■>. Bull. anc. lin. ri arc/i. chrét. 1!)I4, p. '«-GO et 120-1 'kl

'(. r.i;i,F.ui\us inl. Cvpuun. Epixiul. \xi, 3 p. :vM) : - [Etecusa] pro se ilniia iiunu-ravit ne SMcrilicuret ». Le fait s'est pass(; à Uome.

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crifice; on vit des évêques libellatiques, que l'Egiise devait désavouer ' .

L'évêque d'Alexandrie Denys, dans une lettre à révêque d'Antioclie Fabius, décrit la terreur produite à Alexandrie par ledit de Dèce-. On saisit là sur le vif la connivence de la population païenne et des autorités, la courageuse attitude des bons chrétiens, et entre les deux un troupeau immense de défaillants. Denys nous apprend que, à Alexandrie, dans la dernière année du règne de Philippe, les païens avaient été très excités contre le christianisme par un personnage qu'il ne nomme pas, qu'il désigne seulement comme « un devin malfaisant », et qui peut être le préfet d'Egypte Sabinus. Il s'était produit une sorte de réveil de la « superstition du pays » : frapper les chrétiens à coups de bâton, les obliger à prononcer des « paroles athées^ »,les traîner à quelque temple pour les contraindre à quelque geste d'adoration ', piller leurs maisons, les assommer ou les déténestrer, étaient des jeux dont la police n'avait cure. « Toujours et partout on nous criait : Si quelqu'un ne chante pas les paroles de blasphème, vite, qu'on le prenne et qu'on le brûle''. » Arrive ledit de Dèce. Les chrétiens sont déconcertés, pris de panique, surtout les chrétiens de condition : parmi « les plus

1. Cypkias. Epistid. Lxvii. I (p. T3o), le cas de Basilide, évêque d'Astorga, et de Jlartial, évoque de :*Iérida. Eglise naissante, p. 451.

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