‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 3 sur 274 · Teiïtdi.l. Apolog · texte numérisé non relu

Teiïtdi.l. Apolog

legio fulmiiiata : cette lettre est malheureusement un faux ^ Tertullien se faisait bien de l'illusion sur les sentiments de Marc Aurèle pour les chrétiens. Dans les Pensées du très grave empereur, on ne trouve qu'un mot à leur sujet, et combien dédaigneux ^ ! Car la sainteté du christianisme ne parlait pas au cœur d'un empereur stoïcien, qui ne pouvait y voir que de la superstition et de l'émotion, deux sentimentsqu'il haïssait^. Puis, pour tout romain de tradition, la religion romaine faisait partie de la « romanité » opposée à la « barbarie «.

Locales, les persécutions s'expliquent par des raisons locales. Les chrétiens ont contre eux le sentiment païen populaire ; ils sont haïs, poursuivis de cris hostiles, on s'attroupe autour des demeures où ils s'assemblent. A Lyon, on les chasse des thermes, on les chasse du forum : ils ne peuvent se montrer nulle part en public '. A Rome, saint Hippolyte, vers 204, écrit : « La canaille ne cesse de crier contre nous : Supprimez de la terre ces gens-là, ils n'ont pas le droit de vivre "^ » Ils ont contre eux les gouverneurs qui, par principe ou par politique, lient partie avec ce sentiment païen populaire, tel le proconsul Scapula, que Tertullien nous fait connaître. Un gouverneur,

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