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54 LA PAIX CONSTANTINIENIVE.
latici, sortait plus forte de ce conflit plus violent, puisqu'en définitive l'État renonçait à la lutte, et que ces lapsi, qui n'étaient des lapsi que pour avoir obéi à l'Etat, imploraient maintenant leur réconciliation avec l'Église de Dieu.
L'empereur Gallus (251-253) s'en tint à Pattitude dernière de Dèce : maintenir le principe du culte d'État, sans l'appliquer d'urgence. La menace était quotidienne de voir se rouvrir la persécution violente : Cyprien croyait en reconnaître partout les signes avant-coureurs^. Cependant, une seule Église fut frappée, comme si, en la choisissant, Gallus avait eu, comme Dèce. la claire vue que l'évêque qu'il frappait était le plus considérable de tous, celui qui suffirait à faire un exemple, l'évêque de Rome. A ce moment. Rome avait deux Églises et deux évoques : la communauté schismatique de Novatien, et la communauté légitime du pape Cornélius. Le pouvoir civil ne s'y trompa point, n'inquiéta pas Novatien qui était négligeable, et frappa Cornélius : le coup fut soudain "-. On voulait jeter la panique parmi les chrétiens : « Prosiluerat adversarius terrore violento Christi castra Uirhare ^. » Cornélius, expulsé de Rome, fut relégué à Centumcellae (Civita-Yccchiaj, où il mourut'. La communauté romaine lui ayant donné un successeur, Lucius, aussitôt un arrêt d'expulsion et de relégation fut pris contre lui '.