‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 32 sur 274 · Ibid. LX, 2 (p. 6!t · texte numérisé non relu

Ibid. LX, 2 (p. 6!t

4. Lib. ponlif. (éd. Duchesne), t. I. p. ". î». Cyprian. Epistul. Lxi, 1 pi Gi>o .

Luckis revint vivant d'exil. C'est aussi qu'entre temps, l'empereur Gallus avait été vaincu par un de ses généraux et tué. L'évoque d'Alexandrie Denys voit, dans cette fin misérable d'un règne qui s'était annoncé prospère, un châtiment providentiel pareil à celui qui avait frappé Dèce : « Gallus a chassé les saints qui demandaient pour lui à Dieu la paix et la santé, et, en les chassant, il a perdu la protection de leurs prières ' ». La terreur que Gallus .avait rouverte se dissipa à l'avènement de Valérien (253- 260) : le retour d'exil du pape Lucius souleva, chez les chrétiens de Rome, une allégresse débordante dont une lettre de Cyprien donne quelque idée, et à laquelle l'évèque de Carthage s'associe, comme sans doute le monde chrétien s'y associa -.

Valérien était l'honnête homme que Dèce avait naguère investi de la censure : avoir mérité la confiance totale d'un conservateur dur et décidé comme Dèce n'était pas de bon augure pour le christianisme. Valérien cependant avait pu voir Dèce, sinon désabusé, du moins hésitant sur l'efficacité de la violence morale. A choisir entre les deux attitudes de Dèce, Valérien, comme Gallus, opta pour la dernière. « Il fut doux et bienveillant aux hommes de Dieu-\ disait l'évèque d'Alexandrie Denys, car aucun autre des empereurs ses prédécesseurs ne se montra à ce point bienveillant et favorable envers eux : même les empereurs qu'on disait ouvertement être chrétiens, ne leur témoignèrent pas plus d'accueil et de sympathie que Valérien au début de son règne :

1. Ecsn;. //. E. vu, \. Ffitoe, p. 70. Cette lettre de Denys est de 26-2, pense-t-on.

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