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3. L'exi)ression Jtpb; toùç àvÔpwTToy; toO 6eoû dcsignc ici les lidéies, comme plus loin l'cxprossioTi Ttà; 6 olxo; aùxoù 6£oc7£(5ûv -eit/XriproTo.
56 LA PAIX CONSTANTIMENNE.
sa maison était toute pleine d'hommes pieux, elle était une église de Dieu^ » Ces hyperboles s'accordent bien avec la joie du retour de Lucius à Rome.
La tolérance dura jusqu'en 257. L'évêque d'Alexandrie, Denys, qui parle de ces choses de son temps sans doute d'après les bruits qui couraient, attribue le revirement du faible Yalérien à linfluence prise alors par Macrien, son ministre du trésor-. Il qualifie Macrien de u archisynagogarque des mages d'Egypte », qui est, pense-t-on, une expression satirique du zèle de Macrien pour le paganisme et du caractère superstitieux de ce zèle : les païens d'Antioche et d'Alexandrie, pour se moquer de la bigoterie d'Alexandre Sévère, le traitaient aussi à'archisynagogus^. On peut, après cela, ne pas prendre à la lettre les horrifiques pratiques de divination que Denys attribue à!Macrien^ 11 dut suffire à Macrien, sil était superstitieux, de croire et de faire croire à Yalérien que le christianisme compromettait auprès des dieux le salut de l'Empire, et que ce salut serait assuré par le retour de tous aux cultes ofiiciels. On rentra ainsi dans la politique fanatique.
11 y eut deux édits, dont le premier fut porté en