‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 45 sur 274 · EusEB. H. E. V · texte numérisé non relu

EusEB. H. E. V

'i. Ibid. — On pourra rapproclier Tertli.i.ian. De pudicit. x, 11 : '< ... scriptura Pastoris... si non al) omni conciiio ccclesiarnni etiam veslrarum inler apocrypha et lalsa iudirarclur. " Le mot concilium ir.i est sans doute synonyme de consensus, d"unaniniitc.

breux évêques autour de sa chétive personne; il s'excuse en rappelant que c'est Rome qui a demandé qu'il les convoquât. Si les évêques de la province d'Asie avaient eu dès lors pour règle de se réunir périodiquement à Éphèse, ou si seulement l'usage de se réunir entre évêques avait été ancien parmi les évêques asiates. Polycrate ne se serait pas exprimé de la sorte. Et si l'initiative de pareilles réunions est venue de Rome en Asie, on voit l'illusion qu'il y aurait à se fonder sur la réunion présidée par Polycrate à Ephèse, pour chercher en Asie l'origine des concilia ecclésiastiques, et pour faire de ces concilia une imitation voulue ou non du jcotvov 'Acîîaç, assemblée provinciale d'Asie vouée comme toutes les assemblées provinciales au culte de Rome et d'Auguste '.

Du moins, est-ce dans les régions du catholicisme grecque l'usage des conciles s'est d'abord généralisé? Tertullien semble le dire, dans un texte souvent cité du De ieiunio (peu après 213) : « Aguntur... pur Graecias illa certis in locis concilia ex universis ecclesiis, per quas et altiora quaeque in commune tractantur, et ipso repraesentatio totius nominis christiani magna veneratione celehratur. Et hoc quam dignitm fide auspicante congregari undique ad Christuml » Mais il faut citer la suite : « Vide quam bonamet quam iucunduni hahitare fralres in unuml Hoc tu psallere non facile nosli, ni.si quo tempore

\. A. Ha.rn.vck. Entstehuiu/ der Kirchenverfassung (Leipzig d910\ p. Ha-llo, résume la conlroverse et conclut avec nous. Il était hésitant encore dans Mission und Ausbreilmuj, t. 1 (lf>0(i . p. 370. — K. LUEBfXK, Reichseinleilunfj und IHrcliliche Hiérarchie des Orients bis zutn Ausgange des vierten lahr/nutderls (Mimi-ter di)01), p. 32-4"i, s'est appli(iué à rapprocher les asseml)lecs provinciales du cuUe im|iérial et les premiers synodes provinciaux : son étude appelle des réserves.

cum compliiribus cenas. Corn>entus autem illi stationihus prius et ieiunationibus operati '. » — Ce texte prend place dans un développement consacré par Tertullien à défendre contre les catholiques les jeûnes publics, « ista sollemnia », pratiqués par les montanistes « in diversis provinciis ». Tertullien invoque l'usage en vigueur dans des régions qu'il désigne par l'expression « per Graecias- », usage qui consiste en ce que les assemblées les plus vénérables sont précédées de stations ou de jeûnes. Incidemment donc voici mentionnée l'existence d'assemblées, ou conçeiitus, ou concilia, dans lesquels on délibère, « altioraquaeque in commune tractantur ^ ». 11 est moins facile de dire ce qu'entend Tertullien, quand il qualifie ces assemblées délibérantes de « concilia ex iiniversis ecclesiis » : on pourrait penser à des assemblées où les Eglises d'une même région sont représentées, mais universis implique une universalité, une totalité, que pareilles assemblées régionales ne sauraient réaliser. L'expression aniversa ecclesia désigne plutôt une Eglise locale, mais toute entière, avec son ordo et sa plebs, son univer&a plebs. Les « concilia ex universis ecclesiis » sont des assemblées qui réunissent toute la chrétienté locale, non pas bien évidemment pour une synaxe liturgique oi*dinaire, mais à une fin qui réclame la présence de tout

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