DioNYs. ap. EusEis. H. E. vu, 7, "i (Feltoe, p. o
1. Benson, Ci/priati (1807), p. 337, le place en 'i12. Dlciiesne, Hist. anc. 1. 1, p. Ii2, le |)lace vers •2-20. Comme ce concile de Carthage traite la même question que le concile d'Iconium, on peut le raiiproclier davantage de 230.
3. EusEii. H. E. VI, 33, 3. Harn.vck, Allc/ir. IJtt. p. 51'». Wiren-
lIALSiR, p. 127-12K.
88 LA PAIX ( ONSTANTINIENiNE.
une relation de tout ce qui s'était dit en leur présence touchant la « nouvelle prophétie » ou le montanisme. Dans ces premières années de liberté que le catholicisme doit à Alexandre Sévère, on voit donc apparaître à Rome, en Afrique, à Alexandrie, en Arabie, en Palestine, en Achaïe, en Cilicie, en Phrygie, en Galatie, en Cappadoce, des synodes où les évêques s'assemblent, soit d'une même province, soit de plusieurs provinces limitrophes, pour délibérer sur les intérêts de l'Eglise, fixer des points de discipline, proscrire des erreurs de doctrine, juger des prêtres comme Origène, ou des évêques comme Privatus de Lambèse.
Les théologiens en!>eignenl quil n'y a d'assistance du saint F^sprit que pour les conciles œcuméniques, c'est-à-dire pour les conciles qui engagent l'autorité même de l'Église infaillible, et réserve faite de l'infaillibilité propre au Pape. Hefele ' a cru trouver un indice de la foi des premiers conciles à la collaboration du saint Esprit, dans la formule « Plaçait nobis sancto S pù'itu suggerente »- qu'emploie le concile de Cartilage de 251. En réalité, cette formule a trait aux manifestations prophétiques et aux visions par lesquelles Dieu a pressé les évêques d'user d'indulgence envers les lapsi.
Un concile, s'il n'est pas œcuménique, est une réunion occasionnelle d'évêques qui mettent en commun leur conseil [participato invicem consilio)^ qui expriment ce qui est dans leur conscience \quae evant
1. Hefele-Lecleiicq, t. I, p. -2. cf. HvRNACK, Dogmeiif/. t. 114, p. 9-2.