‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 55 sur 274 · Feltoe, p · texte numérisé non relu

Feltoe, p

'i. Atiianas. De sentent, (i.

100 LA PAIX CONSTANTINIEiNNE.

Athanase na pas un mot qui puisse faire croire qu'il juge indiscrète l'intervention de l'évêque romain demandant à l'évêque d'Alexandrie de s'expli(Juer. Il relève, au contraire, que, « Denys l'évêque de Rome ayant écrit contre ceux qui appellent créature (y.-ct'daa xai 7ioî-/iuia) le Fils de Dieu, ce n'est pas d'aujourd'hui pour la première fois, on le voit, mais depuis longtemps, que l'hérésie des Ariens ennemis du Christ a été anathématisée par tous » ^ .

Paul, originaire de Samosate, faitévèque d'Antioche vers 260, fut accusé d'avoir lui aussi des pensées (l'expression est d'Eusèbc) « contraires à l'enseignement ecclésiastique ». Un concile en 264) fut convoqué à Antioche, et Denys d'Alexandrie invité à s'y rendre. Denys, alléguant son grand âge et ses infirmités, s'excusa de ne pouvoir se joindre aux évêques qui allaient se réunir : il écrivit seulement une lettre, dans laquelle il exprimait son sentiment sur la question qui se posait, lettre dont malheureusement rien ne nous reste-. Denys mourut peu après (265).

Ce concile d'Antioche, qui est d'un extrême intérêt pour Ihistoire de la christologie anténicéenne, ne le serait pas moins pour l'histoire de l'institution synodale, si les conditions dans lesquelles il s'est

Page 1