Ibid
2. EusEc. H. E. vil. -r,. 2. Feltoe, p. xxii. — Je ne mentionne que pour mémoire la lettre prétendue de Denys à Paul de Samosate (M.vnsi, t. 1, p. 1040\ qui est sûrement apocryphe. Jérôme la mentionne, croyonsnous, quand il écrit, Vir. ini. (ii) : <■ Scd et adversus Paulum Samosalenum ante pau.-os dies quam moreretur insignis eius terlur epi stula. . S'il en est ainsi, cette lettre pourra être un faux, apollinariste Cf. HaPvNack. Altchi: Littcraturrj., \). i-2.'i.
tenu nous étaient mieux connues. Eusèbe sait que Firmilien, évêque de Césarée, a joué dans la première phase de l'affaire le rôle de pacificateur : Firmilien condamnait les « nouveautés reprochées à l'évèque d'Antioche, et pour le reste obtint qu'on se contenterait de l'engagement que Paul prenait de les répudier ». Firmilien croyait et espérait que, sans dommage pour la doctrine, l'affaire serait résolue correctement ainsi, et qu'on n'aurait pas à prendre de mesure plus grave '. On vit bientôt que Firmilien s'était trompé : une seconde assemblée d'évêques se tint, où Firmilien était attendu, quand on apprit qu'il était mort en chemin, et cette seconde assemblée fut sans résultat-. 11 fallut une troisième assemblée (en 268 ou 269] pour aboutir.
Par qui avaient été convoqués ces trois synodes successifs? Il est clair qu'ils ne le furent point par l'évèque d'Antioche. D'autre part, comment auraientils pu se réunir contre son gré à Antioche, où il était tout-puissant ^? d'autant qu'à cette époque Antioche relevait du royaume de Palmyre, et que Paul, créature de la cour de Palmyre, faisait à Antioche figure de grand fonctionnaire palmyrénien, sinon de vice-roi. Il y a là une énigme.
On peut conjecturer que l'Eglise d'Antioche avait été profondément divisée : l'évèque et son parti avaient dû être répudiés par le gros de la chrétienté antiochienne. La politique s'en était mêlée aussi peut-être : on a supposé, en effet, que les orthodoxes étaient le parti romain, les gens de Paul au contraire le parti