‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 57 sur 274 · EtsEn. H. E. vir, :iO · texte numérisé non relu

EtsEn. H. E. vir, :iO

!2. Ihid. •;.

3. ILiid. V'< : la tyrannie de Paul nst telle que personne n'ose l'aecuser rie ceux qui dans sa sujétion s''nii^scnt du scandale i|u'il donne : g'jTw tt,v Tupavvtôa zal S'jvxfffsiav aùxo-j TrôçôêriVcat.

palmyrénien : c'est très possible '. Antiocbe présentait le spectacle dune chrétienté où il y avait schisme entre l'évèque et son Eglise : lévêque d'Alexandrie Denys, invité à venir à la première assemblée, écrivit à Antiocbe nne lettre qu'il adressa à toute la communauté (t/, TCapotx-'a TTotar)), sans l'adresser à l'évèque, sans même prononcer son nom -. — Et ici une autre énigme se pose : comment Denys d'Alexandrie, qui était généreux et modéré, pouvait- il traiter avec celte rigueur un évêque qui était en difficulté avec son Église, sans doute, mais qui n'était encore qu'un accusé ? On conjecturera que Paul avait eu maille à partir avec l'évèque romain, qu'un acte avait dû être posé par l'évèque romain et son synode, que Rome avait rompu avec l'évèque d' Antiocbe, et que Denys adoptait la même attitude que Rome. C'est une pure conjecture^. On verra cependant qu'elle s'insère assez bien dans la trame des faits connus ^. — Quoi qu'il en soit, supposé le contlit de Paul et des Antiocbiens, la convocation du synode pouvait être une initiative concertée par des évèques comme Hélénos de Tarse,

1. Harnack, Dogmengeschichte, t. I^, p. '-23, et art. « Monarchianismus », p. 3-20 de la Realencyklopaedie de Hauck.

2. EusER. H. E. vil. 30, 3. Cette lettre était si décisive que le concile d'Antioclie voulut que le texte en fût joint â celui de sa propre lettre synoda'e (ibid.).

3. La conjecture que je propose, et qui revient à une conjecture très reprochée à Baronius, est complètement indépendante de l'erreur de fait commise pai* Baronius, et sur laquelle s'explique Tille- MO.NT, t. IV, p. 607.

i. Peut-être a-t-il existé une lettre du jiape Félix (289-274) à l'évèque d'Alexandrie Maxime et traitant de Paul de Samosate. lettre perdue. Plus tard, on en faliriqua une, qui est un faux apollinariste (Jaffé, 149). Haunack, Altc/iristl. Liiteraturg. p. tXiO. — La lettre soi-disant adressée à Paul par Hymènée (évé(iue de .l(Tusaleni) et cinq autres évèques (Césarée, Bostra.... donc Palestine et Arabie , peut être authentique, bien que non au-dessus de tout suupion : elle serait antérieure à la condamnation de Paul. Hak:jack, p. 'Md. Le texte dans JL\.NSI, t. I, p. 1)33.

comme Firmiliea de Césarée, La synodale le dit clairement : « Nous avons écrit à nombre d'évêqiies qui sont au loin, les invitant à chercher le remède à l'enseignement mortel » de Tévèque d'Antioche.

Les trois synodes qui furent successivement réunis à Antioche pour l'affaire de Paul de Samosate, procédèrent dans la forme scolaire que nous avons vue déjà, chère aux conciles grecs ' . Parlant de ces trois synodes antiochiens, Eusèbe écrit : « En chaque synode on tint des discours et des discussions, ceux du parti de Paul s'efforçant de dissimuler son hétérodoxie, les autres s'appliquant à mettre à nu et en pleine lumière son hérésie et son blasphème contre le Clirist^ » . Celui, écrit encore Eusèbe, qui contribua le plus à en finir avec la dissimulation de Paul fut Malchion, « homme habile à parler, qui était à Antioche à la tête des écoles grecques de sophistique, et qui pour la haute droiture de sa foi au Christ avait été honoré de la prêtrise dans l'Eglise » d'Antioche ^. Un prêtre a donc la parole dans cette assemblée d'évêques, comme Origène avait la parole dans une assemblée pareille à Bostra, on se le rappelle. Ce prêtre est un homme rompu à la dialectique d'école. 11 a mission de convaincre d'hérésie l'évèque retors qui se dérobe derrière des ambiguïtés. Malchion argumente en une discussion que des sténographes notent sur-le-champ, et qui sera conservée : « Nous la connaissons », dit

1. Denys d'Alexandrie fournit un très curieux spécimen de celte manière, dans le récit qu'on a de lui de la conférence qu'il tient à Arsinoë, pour venir à hout du uiillénarisme de révê(iue égyptien Népos. Edsei!. VII, 24, 6-9. Fki.toe, p. IIMU. Comparez les Acta Archelai d'IIegemonius, qui sont du second quart du iV siècle, et qui renferment une disputalio supposée entre Mancs et un évéque du nom d'Arcliélaus.

•2. EuSEB. H. E. vir, 2«, -1.

Page 1