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•2. MoMMSKN, Drnil public romain, t. III, p. "••-Tt.
116 LA PAIX CONSTANTIMENNE.
de procéder à des actes liturgiques : inversement, les prêtres en tant que tels « n'ont dans la chose publique, ni puissance théorique ni place juridique ». Et tandis que toute magistrature est temporaire, les sacerdoces (à quelques exceptions près sont viagers. « Les deux cercles de la magistrature et du sacerdoce, conclut Mommsen, sont donc parfaitement distincts aussi bien en théorie qu'en pratique. Quant à la question de savoir dans quel rapport hiérarchique sont les magistratures et les sacerdoces, il faut, non pas lui répondre, mais lui opposer une fin de nonrecevoir. Ce sont des grandeurs irréductibles », en d'autres mots, « deux séries indépendaiites ' y- .
Étant donné le principe de la séparation rigoureuse des sacerdoces et des magistratures, le souverain pontificat de l'empereur est l'unique point d'insertion du pouvoir civil dans le sacerdoce : il représente ce que Mommsen appelle l'élément de la magistrature dans la sphère de la religion -.
En reerard des vieux cultes enfermés et isolés dans leurs temples respectifs, le culte de Rome et d'Auguste s'est donné une organisation provinciale. En chaque province des assemblées provinciales ont été instituées pour y pourvoir : formées d'envoyés des villes de la province, elles se réunissent au chef-lieu de la province, annuellement; elles votent et fournissent les subsides nécessaires à l'entretien du temple voué par la province à Rome et à Auguste, ou aux frais des jeux qui accompagnent les fêtes du culte impérial ; elles élisent pour un an le flamine qui est. en même temps, le président de l'assemblée provinciale et le prêtre de la province, flamen provinciae, sacerclos