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122 LA PAIX ( ONSTANTINIENNE.
sera nécessaire : les absents se seront mis d'accord par lettres avec les évêques présents sur le choix de l'élu, qui recevra alors l'imposition des mains. — Le 6^ canon de Nicée (seconde partie) complète le k'-. Si quelqu'un, y lisons-nous, est fait évêque sans l'assentiment du métropolitain, le concile édicté qu'il ne doit pas être évêque. Que si l'élu a été élu par le suffrage de tous, et que ce choix soit raisonnable et conforme à la règle ecclésiastique, l'opposition de deux ou trois évêques ne sera pas prise en considération, et le suffrage de la majorité prévaudra. — Voici donc affirmée l'individualité de la province ecclésiastique. Elle est représentée par ses évêques. Nul n'est fait évêque s'il n'est l'élu de tous les évêques de la province, ou du moins, en cas de contestations et de rivalités, l'élu de la majorité. Mais nul ne peut être fait évêque sans le suffrage (yvojur, ^= sententia) da métropolitain. Nous dirons donc que l'élection des évêques appartient en chaque province au xotvôv twv ïtckixotcwv, lequel pour l'élection s'assemble dans la cité dont le siège est à pourvoir'. Les évêques électeurs votent, mais le métropolitain exerce une sorte de çeto, puisque sans son assentiment il n'y a rien de fait. — Le 5^ canon de Nicée complète l'organisation de la province en réglant la tenue du synode des évêques. Une règle ancienne veut que le chrétien (soit clerc, soit laïque) excommunié dans une Église ne soit pas reçu dans les autres : on s'assurera, édicté le 5*^ canon, que l'évêque qui a excommunié n'a pas agi par « petitesse d'âme, ou par jalousie, ou par colère », et.
i. Que pour les éleclions épiscopales les évoques se réunissent dans l'Église dont le siège est à pourvoir, le 4" canon de Nicée le présuppose, sans le dire. L'élection ne peut se faire sans le clergé et le peuple du lieu.
PROGRÈS DE L'ORGANISATION ECCLÉSIASTIQUE. 12a
afin que cet examen soit fait avec les garanties nécessaires, il sera fait par le y.otvôv twv sTricxoTtoiv. Deux fois par an, un synode se tiendra, le premier avant le carême, le second à l'automne.
Les règles édictées par le 4'' et le 5® canons de Nicée attestent donc le groupement des évêques par provinces, oî £v TYJ lirap/ta, la tenue des synodes par provinces, xa6' £)ca(TTr,v £:rap/iav cuvooot, enfin l'autorité propre de Tévêque de la métropole de chaque province, xa9" éjcadTTiv Èirap/^t'av {AriTpoTroÀixï);. — On ne voit pas que l'on puisse contester que ce soit une innovation nicéenne de subordonner toute excommunication prononcée par un évèque à la revision du synode provincial, toute élection épiscopale au placet collectif préalable des évêques de la province et à la confirmation du métropolitain. Eusèbe donne à entendre que les ordinations irréo-ulières ont été nombreuses, dans les années qui en Orient ont précédé la paix constantinienne '. Pour TEgypte, les ordinations irrégulières auxquelles a procédé l'évêque Mélèce ont donné naissance à une Eglise scliismatique. Le concile de Nicée aura voulu restaurer l'ordre en soumettant les ordinations d'évèques à des conditions très strictes, et qui semblent nouvelles, surtifait si on les rapproche des conditions moins rigoureuses édictées par le concile d'Arles- en 314. L'obligation d'assembler le synode de la province deux fois l'an est nouvelle aussi : antérieurement, en effet, la règle était que les évêques se réunissent une fois Tan-'. Le concile de Nicée aura voulu resserrer les liens du xoivôv twv èttic/.ôttojv en chaque province.
I. Elsek. Mari. pal. 12 : ÏYJiin\j.o'j^ -/îipoTovt'a: ^. Conçil. Arelaten. c&n.-2(i.