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124 LA PAIX CONSTANTLMENWE.
On est d'accord pour voir dans les provinces (sTrapyi'ai) que vise le concile de Nicée les provinces impériales du temps, celles que Dioclétien a formées en subdivisant les anciennes. A l'avènement de Dioclétien, l'Empire romain comptait 57 provinces : Dioclétien en a porté le nombre à 96. M. Luebeck nous semble avoir démontré que les documents ecclésiastiques attestent l'exacte coïncidence des provinces ecclésiastiques postnicéennes et des provinces dioclétiennes : de plus, en chacune de ces provinces, à très peu d'exceptions, la métropole ecclésiastique coïncide avec la métropole civile. M. Luebeck a pu ainsi poser en thèse « la complète superposition et identité de la structure liiérarcliique et de la structure civile, le chef-lieu séculier étant en même temps la métropole ecclésiastique, les frontières politiques de la province dessinant celles de la province ecclésiastique ^ ».
Lo catholicisme serait entré ainsi dans les cadres des provinces dioclétiennes. en 325, sur l'injonction du concile de Nicée et apparemment de l'empereur Constantin, ce serait une date dans l'impérialisation du catholicisme. La réalité est plus modeste. 11 ne faut pas oublier, en effet, que les canons du concile de Nicée ne concernent que l'Orient. L'organisation provinciale décrite par les canons 4 et 5 de Nicée ne se retrouve ni en iVfrique, ni en Espagne, ni en Gaule, ni en Italie -. Elle ne se retrouve, en somme, que dans les trois diocèses impériaux d'Orient, du Pont, d'Asie, encore convient-il de mettre l'Egypte à part de la dioecesis Orientis.
Observons de plus que Dioclétien n'a pas remanié