‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 67 sur 274 · Dlchesxe, p. 22-23. Llei!E(,k, [i. Tl-7.i · texte numérisé non relu

Dlchesxe, p. 22-23. Llei!E(,k, [i. Tl-7.i

la distribution des provinces à la façon de la Constituante transformant les vieilles provinces françaises en départements. JMème en procédant à des subdivisions de provinces existantes, Dioclétien n'altéra pas la physionomie de provinces dont l'individualité perpétuait des régionalismes antérieurs à la conquête romaine : « Le caractère principal de la réforme provinciale attribuée à Dioclétien, et de tous les changements analogues qui se sont succédé depuis Trajan jusqu'à lui, est le respect absolu des individualités, des traditions, du passé historique'. » Le catholicisme s'enracinait dans ce passé antérieur à Dioclétien. A l'époque de la controverse sur la Pàque, nous avons vu groupés autour de l'évêque d'Éphèse les évêques de la province d'Asie. En cette même occasion, sont apparus groupés par provinces, respectivement, les évêques de la Palestine, du Pont. Vers 230 à Iconium (en Pisidie) s'assemblent les évêques des provinces de Phrygie, de Galatie, de Cilicie, de Cappadoce. Dans l'affaire de Paul de Samosate, on voit se réunir à Antioche des évêques de Palestine, d'Arabie, de Cilicie, de Cappadoce, de Pisidie, du Pont. Firmilien, évêquede Césarée de Cappadoce, écrivant à saint Cyprien, lui dit i « ... in ceteris quoque plurimis provinciis tnulta pro locorum et hominiun dwersitate variantur- ». Et le clergé de Rome, le siège vacant, écrit à Cyprien : « Omnes nos decet pro corpore tolius Ecclesiae, cuius per ça/'ias qiiasque provincias membra digesta sunt, excubare'-^ ».

1. c. Ji i.i.ivN, .. De la l'éroiine pioviiiciale attribuée à Dioclétien », Picviw historique, l. XIX (IH8-2:, p. M\.

■2. Intcr CvpiiiAN. Epixliil. i.xw, a p. 81,'t .

3. M. xxwf, 4 (p. 57.JI. CI'. Tr.iini.i,i\N. De iciun. 13 : nos quoque

in diversis provinciis ».

Le mot provincia est donc catholique, la chose pareillement, et tout cela ancien '.

Mais il n'est pas douteux que les canons 4 et 5 de Nicée ont donné au terme d'Exap/ia son sens strict de territoire gouverné par un praeses. Chose curieuse, Lactance, dans le De mortibus persecutorum, c'est-àdire en 314, s'exprime avec une extrême dureté sur la subdivision des provinces exécutée par Dioclétien : « Et ut omnia terrore compLerentur, provinciae quoque in frnsta concisae : miilti praesides et plura officia singaiis regionib us'-... w Lactance s'irrite de ce morcelage des vieilles provinces. Si dès 314 l'adaptation eût été accomplie des groupements provinciaux d'évêques à ces subdivisions dioclétiennes, Lactance en aurait parlé autrement. On peut donc accepter la thèse de Sohm qui voit dans cette adaptation en Orient l'œuvre de Nicée

En même temps qu'est apparu le groupement provincial des évêques, la métropole est entrée en jeu, en Orient toujours. On cite, il est vrai, le cas de Palmas, évèque d'Amastris au temps de la question pascale, dont Eusèbe rapporte qu'il présidait les évêques de la province du Pont en qualité de « plus ancien ». On ne doit pas oublier qu'Amastris était la métropole civile du Pont, en même temps que l'Eglise principale du Pont, témoin la lettre adressée par l'évêque de Corinthe Denys « à l'église d'Amastris et à celle du Pont^ ». Ce même Denys écrit pareillement « à l'église de Gortyne et aux autres de Crète ». Celte centralisation était dans la plupart des cas la suite de ce fait que le christianisme s'était

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