‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 68 sur 274 · DUCHESNE, ]). Sl-'iîa · texte numérisé non relu

DUCHESNE, ]). Sl-'iîa

•3. I.ACTA7ÎT. De mort, jiersec. ~ (p. 180). 3. El'seb. h. E. V, 23, 3 et 0.

propagé de la cité principale de la province aux cités moindres. Si déjà, dans son épître aux Romains, l'évoque d'Antioche Ig-nace se qualifie d'évéque de Syrie, c'est qu'il exerce sur la Syrie (Gœlésyrie') une primatie réelle, et Antioche tient cette primatie du fait qu'elle est la mère des autres Eglises de Syrie '. Ces deux raisons expliqueront la primatie en Achaïe, de Corintlie, en Cilicie de Tarse, en Cappadoce de Césarée, en Galatie d'Ancyre, en Arabie de Bostra, comme en Afrique de Cartilage. Si l'hégémonie d'Antioche dépasse les limites de la Syrie et s'étend sur la Mésopotamie ; si l'hégémonie d'Alexandrie s'étend hors de l'Egypte sur la Libye; c'est qu'en fait le christianisme de ces provinces leur est venu avec leurs premiers évêques soit d'Antioche, soit d'Alexandrie '^. Dans ce sens, le terme de métropole, s'il a été pris à la langue des institutions romaines, trouve dans la langue ecclésiastique une acception bien plus vraie. Ici encore, cependant, il conviendra d'accorder que cette acception ecclésiastique a été consacrée et l'institution définie par le concile de Nicée, comme le veut M. Sohm.

Le concile de Nicée, en consacrant le groupement des Églises par provinces et la primauté en chaque province de l'évêque du siège métropolitain, a expressément entendu réserver les droits d'une organisation plus ancienne. Le 6" canon de Nicée (première partiel s'exprime ainsi :

1. I(;îi\T. lioin. H, 2 (FUNK, |i. 2."H). Or la Syrie avait dès lors desi:;,'!!ses constituées, avec évoque, prêtres, diacres. Id. l'hilad. x. 2 (p. 272).

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