‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 71 sur 274 · MoMMSE.N, Hist. rom. t. XI, p. 16. Duchesse, p · texte numérisé non relu

MoMMSE.N, Hist. rom. t. XI, p. 16. Duchesse, p

132 LA PAIX COXSTANTINIENNE.

qu'une primauté d'honneur, mais que l'historien ne peut définir mieux ^

Derrière cette indécision, on devine les rivalités d'Eglises anciennes et considérables. Dans le « diocèse d'Asie », il n'en allait pas autrement-. Par là s'explique que l'épiscopat d'Orient, réfractaire à la centralisation égyptienne, africaine, occidentale, ait si vite versé dans l'oligarchie, et cherché à la cour son centre de gravité.

Au contraire, entre Alexandrie et Rome, Nicée a marqué nettement une parité. C'est qu'en effet l'évèque de Rome exerce sur les évêques d'Italie une autorité analogue à celle de l'évèque d'Alexandrie sur ceux d'Egypte. Le concile romain qui condamne Novatien, en 251, compte soixante évêques, et un nombre plus élevé de prêtres et de diacres^. M. Harnack calcule que, vers 250, l'Italie devait posséder cent évêchés environ : l'évèque de Rome était l'archiévêque de toute l'Italie '. — ■ Trois évêques italiens se sont laissé entraîner à venir à Rome conférer l'épiscopat à Novatien : le pape Cornélius aussitôt les dépose, et leur donne à chacun un successeur, qu'il envoie prendre leur place ^. « Nous les avons envoyés», dit Cornélius de ces évêques qu'il donne directement à des Eglises dont il a directement déposé les pasteurs. L'évèque de Rome dépose et crée les évêques italiens, les Eglises d'Italie sont comme le prolongement de l'Eglise de Rome*'. — Le Liber pontiflcalis

Page 1