‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 72 sur 274 · SOHM, p. 389-390. Llebeck, p · texte numérisé non relu

SOHM, p. 389-390. Llebeck, p

fera écho à ce droit quand, dans les vies des papes, même les plus anciens, ceux pour lesquels ses dires sont en cela purement de style, il tient à marquer les ordinations qu'il attribue à chaque pape : « Hic fecit ordinationes V », lisons-nous dans la notice du pape Fabius, prise au hasard, « presbiteros xxn, diaconos VII, episcopos per dU>ersa loca numéro xi » : prêtres et diacres sont pour la ville de Rome, les évêques sont pour des Églises d'Italie.

On a pensé restreindre ce droit de l'évêque de Rome sur les Eglises d'Italie. On a fait valoir que Rufin, rapportant les canons de Nicée dans son édition latine de V Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, donne au 6" canon la teneur suivante : « Et ut apud Alexandriam vel in urbe Roina ^>etusta consuetndo servetur, quia çel ille Aegi/pti, i>el hic suburbicariarum ecclesiarum soUicitudineni gerat^ ». On a identifié ces Eglises suburbicaires soumises à l'évêque de Rome avec les regiones suburbicariae qui formaient le ressort du vicarius Urbis, soit les dix provinces dioclétiennes de Toscane-Ombric, Campanie, Lucanie-Brutium, Apulie-Calabre, Samnium, Flaminie-Picenum, Valérie, Sicile, ?ardaigne, Corse. A cette identification du ressort du çicarius Urbis et de l'évêque de Rome (elle remonte à Sirmond) on a objecté que, vraie au temps de Rufin, c'est-à-dire autour de l'an 400, à une époque où les évêques de Milan, de Ravenne et d'Aquilée avaient constitué leurs ressorts métropolitains aux dépens de Rome, elle n'est pas vraie au temps du concile de Nicée, où l'Italie est un tout, la dioecesis italiciana de Dioclétien, et ce tout soumis à l'évêque de Rome-,^ — •

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