LUEBECK, p
comme l'Egypte est soumise à Tévêque d'Alexandrie.
Au delà des frontières de l'Italie, l'autorité de l'évêque de Rome s'exerce encore : elle s'exerce en Gaule (témoin l'affaire de Marcianus d'Arles), elle s'exerce en Espagne (témoin l'affaire des deux évêques de Merida et d'Astorga), elle s'exerce en Afrique (témoin toute l'histoire de saint Cyprien). A Rome, au début du v" siècle, on considérait les Églises de toute l'Italie, de Gaule, d'Espagne, d'Afrique, de Sicile et des îles, comme les filiales de Rome. Dans l'affaire de Marcianus d'Arles, le droit d'excommunier l'évêque d'Arles est attribué à l'évêque de Rome par les évêques de Gaule et aussi bien par l'évêque de Cartilage. Rome n'intervient pas dans les ordinations épiscopales de Gaule, d'Espagne, d'Afrique. Dans l'affaire des évêques de Merida et d'Astorga, l'évêque dépose par une sentence synodale espagnole, fait reviser la sentence par Rome. Comme les évêques de Gaule, d'Espagne, d'Afrique, n'appartiennent pas au synode de Rome, et comme ils tiennent leurs synodes respectifs entre eux, c'est donc qu'à Rome ils trouvent une autorité plus haute que celle de leurs synodes ' .
Enfin, au-dessus de cette autorité exercée par Rome sur la Gaule, l'Espagne, l'Afrique, — il y a l'action de la primauté, que nous avons vue s'exercer à Alexandrie dans l'affaire de Denys, à Antioche dans l'affaire de Paul de Samosate.