Concil. Eliberilnn. can. lo. Cf. IG et
3. AuNoii. I, :>9 (p. '.Vi) : (1 Barbarismis, soloecismis obsiiae siint, inquil, rcs vestrae et viliorum deformitate pollutae ».
4. AiîNoii. If, ') (p. ."jOi : . Tam ma^nis inijeniis praediti oratores gramiiiatici, rhetorcs, con.sulti iiiris ac medici, philosO|)liiae eliaiii secrcta rimâmes magislcria liaec expeUml spretis qiiibus paiilo antc iiilebaiU ».
semble méprisable par son indifférence envers la culture grecque et romaine ^ .
En regard de cette montée du christianisme, il subsiste au sein de la société païenne une répugnance au christianisme, qui est très vive encore. Au temps de Tertullien, c'est-à-dire aux environs de lan 200. la prévention contre les chrétiens était féroce : qu'on se rappelle les accusations absurdes et abominables qui s'étaient accréditées contre eux dans l'opinion païenne, et que les apologistes prenaient la peine de réfuter. Tertullien imagine des païens se disant entre eux : Un tel est un homme honorable, à cela près qu'il est chrétien. Ou : Quelle étrange chose que Lucius qui avait du bon sens se soit inopinément fait chrétien - ! Un demi-siècle plus tard, on peut constater, à la considération publique qui entoure un Origène ou un Cyprien, que l'opinion éclairée a répudié les préventions dantan^. Pontius, dans sa Vita Cypriani, parle des amis non chrétiens de Cyprien, qui pressent l'évéque menacé de prendre la fuite, et lui offrent un asile : ils appartiennent à la plus haute société de Carthage, ils sont « egregii
\. Voyez comme s'exprime le diacre Pontius au sujet de la carrière de rhéteur de saint Cyprien, Vila Cypriani. '2 Hautel, p. xci) : « Hominis Dei facta non dehent aliunde numerari. nisi ex quo Deo natus est. Fuerint licet studia. et l)nnae artes devotum pentus imbuerint, tamen illa praeterco :" noiidum enim ad utilitateni nisi saeculi pertinebant ».
■2. Tertlll. Apolog. 3 : ■< PIeri((ue clausis oculis iii odiuni eius impingunt, ut bonum alicui testimonium ferentes adniisceant nominis exprobrationem : Bonus vir Caius Seius, tantiun quod christianus. Item nlius : Kgo miror t.ucium sapientem virum repente factum christianum. >>