‹ La Panthéon des comédiens de Molière à Coquelin aînéChapitre 17 sur 100 · BAPTISTE AL\E · texte numérisé non relu

BAPTISTE AL\E

Nicolas-Baptiste Anselme, dit Baptiste aîné, est né à Bordeaux, le 18 juin 1761. Il était fils de Baptiste Vancien, premier comique et premier violon au théâtre de Bordeaux, et de Mme Baptiste mère, née Marie Bourdais, rôles de reines au même théâtre.

Il était frère de Baptiste cadet qui fut, comme son aîné, plus que son aîné pnit-être, un grand et remarquable comédien, et de Baptiste jeune, qui parut, en 1792, au théâtre du Marais, quitta le théâtre et devint colonel d'un régiment d'infanterie, sous Napoléon I",

Baptiste aîné était le mari de Mme Baptiste bru, que l'on remarqua au théâtre du Marais, en 1791 ; il devint le pèrede Mlle Baptiste qui fut, par la suite, Mme Desmousseaux.

Baptiste aîné, dont nous nous occupons pour le moment, débuta, à dix-huit ans, sur le théâtre d'Arras, dans l'emploi des « troisièmes amoureux » tragiques et comiques, chantant aussi l'opéra-comique.

En 1783, il débuta à Rouen et y demeura sept années. Ce fut en cet*e ville qu'il se maria.

En 1791, il fut engagé à Paris, et parut au Théâtre du Marais, théâtre dont on peut encore retrouver les traces, rue Culture- Sainte-Catherine, dans la cour d'un lavoir.

Le 6 mars 1793, il entrait « avec les grands appointements » au Théâtre de la République, et se retrouvait en compagnie de son frère cadet qui, depuis un' an déjà, se faisait remarquer, dans l'emploi comique, sur cette scène de premier ordre.

En 1798, Baptiste aîné alla jouer au Théâtre Feydeau jusqu'en 1799, époque à laquelle eut heu la réunion des artistes éparpillés de la Comédie-Française, et la véritable reconstitution de ce beau théâtre.

De son talent incontestable, disons qu'il fut cependant contesté.

Pendant que La Harpe écrivait au grand -duc de Russie : « Baptiste aîné est véritablement un bon acteur », d'autres disaient : R II connaît trop à fond le métier de comédien, et ne possède point ass3z l'art de le cacher. »

Contraint de jouer dans la tragédie, ce genre ne lui convenait aucunement; mais, dans la comédie et le drame moderne — de l'époque, — il reprenait tous ses avantages.

Il devint professeur au Conservatoire en 1809 et y demeura jusqu'en 1828, sachant y faire d'excellents élèves, au nombre desquels il faut compter Nourrit le fils, Ponchard et Perlet. A cette époque, les élèves de? classes de chant suivaient les cours des élèves de comédie. Pourquoi n'en est-il plus de même?

Il mourut aux Batignolles, le 30 novembre 1835, âgé de soixantequatorze ans, après une longue et douloureuse maladie.

BAPTISTE aîné Dans Les Brigands, de Schiller.

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