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En 1853, il était aux côtés d'Arnal, au Théâtre des Variétés, et y jouait, en la compagnie du célèbre niais: Un Ami acharné. Le Diable, Les Erreurs du bel âge, Le Massacre d'un Innocent, etc.
Il passa au Vaudeville, et créa d'inoubhable façon le personnage de Marécat, dans Nos Intimes. Marécat, c'était Xuma. Victorien
NU MA (suite)
Sardou l'avait personnifié. Renfrogné, mécontent de tout, chafrogneux, victime de l'impitoyable sort, martyrisé par la manie de la persécution, tel était Marécat, tel était Xuma; car celui-ci apportait à la scène, de manière adorablement comique, sa nature grognonne et morose. Au Vaudeville encore, il fut très apprécié dans Les Femmes fortes, une autre très jolie comédie, trop oubliée, du maître Victorien Sardou.
En 1857, au Gymnase, il avait su mettre hors pair, dans la belle pièce d'Alexandre Dumas fils, La Question cVnrgent, le rôle de Durieu; il y avait apporté toutes ses fines qualités de remarquable comédien et d'admirable diseur.
En 1864, sur ce même théâtre, il joua en très grand artiste — qu'il était — le rôle de Vauhernier, dans Un Ménage en ville.
Sa fort remarquable façon de jouer la comédie ou le vaudeville était toute de naturel. Il semblait ne faire aucun efîort pour que le mot lancé par lui portât sur le public et produisît son effet. Dans Geneviève, au Gymnase, il avait su se montrer ému, passionné, tendre et douloureux, jusqu'à faire naître la larme en un coin de l'œil.
Il mourut en 1869, à Sarcelles, en Seine-et-Oise.