‹ La Panthéon des comédiens de Molière à Coquelin aînéChapitre 78 sur 100 · BERTON PERE · texte numérisé non relu

BERTON PERE

Francisque Berton, dit Berton père, pour le distinguer de Pierre Berton, le charmant comédien et l'auteur distingué d'œuvres puissamment pensées et élégamment écrites, s'appelait réellement Charles-François Montan. Il naquit à Paris le 14 septembre 1820.

Le surnom de Berton avait été pris par l'ancêtre Pierre Montan, célèbre compositeur, né à Paris en 1727, chef d'orchestre, puis directeur de l'Opéra, surintendant de la musique du Roi.

Son a:rière-petit-fils est donc le Berton père dont nous reproduisons ici le portrait, et traçons une courte biographie.

Michelot fut son premier professeur au Conservatoire, oùil entra en 1836 ; le second fut Samson. A dix-sept ans, Berton sortait de cette communauté d'apprentis dramatiques, flanqué d'un premier prix de comédie, et débutait le 12 décembre 1837, au Théâtre- Français, dans U École des maris et Le Mari et V amant.

11 demeura trois cruelles années comme pensionnaire dans la solennelle maison, sans qu'on lui confiât un seul rôle de certaine importance. Lassé de cette indifférence par trop accentuée,ilquitta ce théâtre de petites coteries et de mesquines sournoiseries (à cette époque) pour entrer au Vaudeville, où il débuta, en 1840 — il avait donc vingt ans — par Le Secret, puis La Jolie fille du Faubourg.

Berton avait épousé la fille de son é minent professeur, Mlle Caroline Samson, femme de noble intelligence et de solide instruction. Soutenu, encouragé par elle, alors que désespérant il voulait s'adonner au chant et s'était mis à suivre dans ce but le cours de Duprez, à ce même Conservatoire, d'où il était sorti comme comédien en triomphateur, il redevint acteur de comédie. Son

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