‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 100 sur 227 · Ep. YI, 234, 236 ; YII, 127; X · texte numérisé non relu

Ep. YI, 234, 236 ; YII, 127; X

3. Voir notamment la préface de son traité célèbre De contemptu mundi.

OU encore ex relatione quorumdam nobis innotuit. Quand, à raison du rang élevé qu'elles occupaient ou pour tout autre motif, les personnes intéressées ne se rendaient pas elles-mêmes auprès du Saint- Siège, elles envoyaient des mandataires {procuratores, responsales idoiieï)^ ou, selon les cas, de simples messagers [nuncii). De son côté, le pape avait ses envoyés, ses légats, qui plus nombreux encore que ceux de Grégoire VII, portaient de toutes parts ses ordres et sa pensée. Les cardinaux ne suffisant pas toujours à la multiplicité des affaires, il lui arrivait de choisir ses légats parmi les notaires de sa chancellerie ' ; il n'était pas jusqu'à son corrector litterarum^, jusqu'à ses scriptores^, auxquels il ne confiât des missions particulières. Placé au centre de ce mouvement incessant de personnes et d'affaires qu'il domine ou dirige, et qui, sous aucun de ses prédécesseurs, n'avait encore été aussi considérable, Innocent III n'apparaît pas seulement comme le maître de l'Eglise, mais bien plutôt comme le chef d'un nouvel empire qui s'étend de Rome à tous les points de la chrétienté.

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