‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 99 sur 227 · Gesta Innocenta, c. i · texte numérisé non relu

Gesta Innocenta, c. i

loO LA PAPAUTE AU MOYEN AGE.

tent ses œuvres paiiiculières composées avant et après son élévation au pontificat^; mais il aimait à faire preuve de goût en même temps que de savoir, citant dant ses lettres Ovide et Horace ^ et ne dissimulant pas SCS prétentions à bien écrire lui-même ^ Si l'on considère que les 5,316 lettres ou parties de lettres qui nous sont parvenues ne représentent pas la totalité des actes émanés d'Innocent III, et que les lettres reçues n'étaient pas moins nombreuses que les lettres expédiées, on juge de quelle vaste correspondance le Saint-Siège était alors le centre. Du premier regard que Ton jette sur le texte de ces lettres, on s'aperçoit que, pour la nécessité des affaires traitées dans cette correspondance, une quantité infinie de personnes de tout ordre, de toute condition, et dont un grand nombre s'adressaient directement au pape, allaient et venaient chaque année à Rome de tous les points de la chrétienté. Elles apportaient nécessairement avec elles des informations de toute sorte sur les contrées qu'elles avaient traversées. De là ces mots qui reviennent si fréquemment dans les lettres d'Innocent III, et que déjà l'on rencontre dans celles de Nicolas I" : Aûditui nostro pervenit ou aurihus nostris intimatiim fuit,

1. Yoy. ses Œuvres imprimées à la suite des registres dans le t. IV de l'édition Migne.

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