‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 106 sur 227 · Ibi<L · texte numérisé non relu

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motif à des consiiltalions qui tiennent souvent plus de la médecine que du droit canon, et tellement étran^s, que nous ne saurions les reproduire ici*. D'autres fois ce sont des questions purement grammaticales. «Votre Fraternité, écrit Innocent III à l'évèque de Saragosse, nous a demandé ce qu'on doit entendre par le mot novalis. Selon les uns, on désigne de ce nom le sol laissé en jachère pendant une année; selon d'autres, cette appellation n'est applicable qu'aux bois dépouillés de leurs arbres et mis ensuite en culture. Ces deux interprétations ont également pour elles l'autorité du droit civil. Quant à nous, nous avons une autre interprétation puisée aune source différente; et nous croyons que, lorsqu'il arrivait à nos prédécesseurs d'accorder à de pieux établissements un privilège ou quelque permission relative aux terres ainsi désignées, ils entendaient parler de champs ouverts à la culture, et qui, de mémoire d'homme, n'avaient jamais été cultivés -. »

Assurément, c'est moins là l'épître d'un pontife que celle d'un grammairien. On juge, par les faits qui précèdent, à quel degré d'effacement et de timidité étaient descendus les évèques. De leur part aucun ressort, aucune initiative. C'est le pape qui partout semble agir et penser pour eux. Cette ingé-

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