‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 107 sur 227 · Ep. X, 110 (lettre à l'ëvéque d'Auxerre · texte numérisé non relu

Ep. X, 110 (lettre à l'ëvéque d'Auxerre

reuce du Saint-Siège ne se faisait pas sentir uniquement à l'égard des éveques. Quand on lit les lettres dites de constitution, où le pape établit soit pour des couvents, soit pour des chapitres, des règlements de discipline, on est surpris des détails qui attirent son attention. Les moindres particularités du vêtement, la forme et la longueur des étoffes, l'attitude au chœur, au réfectoire, au dortoir, sont minutieusement réglées; il n'y a pas jusqu'aux couvertures de lit dont il ne s'occupe ; il indique les cas oii l'abbé pourra prendre ses repas et dormir dans une chambre particulière au lieu de le faire dans les salles communes'. Et il ne faudrait pas croire que ces lettres fussent écrites sans que le pape y prît part; il pouvait ne pas concourir à leur rédaction, mais nous savons par son témoignage qu'il se les faisait lire tout au long^. Au reste, Innocent III déclare que c'est un devoir pour un pape non seulement de ne rien négliger de ce qui concerne TEglise, mais de tout faire et de tout diriger par lui-même, et que, s'il prend des auxiliaires, c'est que les forces humaines ne suffiraient pas à tous les détails de sa mission \

Il est une classe de lettres dont nous n'avons encore rien dit, et qui occupent une place distincte

1. Ep. I, 46, 311; V, 82 et passwi. Inutile de dire combien ces lettres sont précieuses pour l'histoire des mœurs et du costume.

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