‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 108 sur 227 · Ep. II · texte numérisé non relu

Ep. II

dans les registres d'Innocent Ilf . Ce sont les lettres relatives à des concessions de bénéfices'. On y voit que non seulement les pauvres clercs, mais les envoyés desévpques, qui attendaient longtemps auprès du Saint-Siège la solution d'une affaire, les scribes de la chancellerie pontificale, et enfin les parents du pape étaient gratifiés de ces faveurs'. Ce n'est pas uniquement par recommandation, comme on Ta prétendu \ et sous forme de prière, que le pape sollicite le zèle des évoques et des chapitres pour les personnes qu'il veut favoriser ; l'injonction s'y mêle le plus souvent, et la prière se change en ordre précis quand des résistances se manifestent de la part des collèges. Encore quelque temps, et, la papauté s'attribuant comme un droit ce qu'elle réclamait d'abord de la seule complaisance, le mandat se substituera définitivement à la recommandation. Tout cela est caractéristique. Ce pape qui répond à toutes les questions, qui tranche tous les doutes, qui agit et pense à la place des évèques, qui règle dans les monastères le vêtement et le sommeil, qui

1. Nous croyons superflu de faire remarquer que, par ce mot de bénéfices, on doit entendre ici ces charges d'ordre inférieur auxquelles était attaché un certain revenu et qu'on appelait des bénéfices mineurs.

2. Les lettres de concession de bénéfices sont en trop grand nombre pour être notées ici, car on en trouve dans chaque livre des registres. Nous nous bornerons à la mention des suivantes : Ep. XVI, 27, 54, 59, 60, 69, 75, 163, 165, 177. Pour les faveurs accordées aux envoyés des évèques, voy. Ep. I, 304.

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