‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 113 sur 227 · Ibiil., ep · texte numérisé non relu

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que plus puissants que ceux de son rival, et Otton, laissé à ses propres forces, devait inévitablement succomber. Innocent III reconnaît même que la cause d'Otton semblait désespérée quand il la prit en main '. Il n'ignorait donc pas que, loin de trancher les difficultés, l'intervention du siège apostolique ne pouvait que prolonger la lutte.

En ce qui touche les griefs allégués par Innocent III contre Philippe, ils portaient principalement sur un point : c'était que ce prince, excommunié par le pape Célestin et non encore relevé de son excommunication, ne pouvait par cette raison être agréé du Saint-Siège\ Philippe, à la vérité, niait formellement qu'il eût été excommunié ^ Dans tous les cas, un simple acte de soumission ou de condescendance de la part de ce prince à l'égard du Saint-Siège suffisait pour le libérer de l'excommunication; c'est à quoi se décida Philippe au bout de quelques années, et il eût sans doute pris de suite cette détermination, si le pape n'eût opposé que cet obstacle à son élévation. Un autre motif allégué par Innocent III et répété par lui dans toutes les lettres qu'il adressa aux princes ecclésiastiques et séculiers de l'Allemagne, c'était que l'empereur défunt, Henri YI, avait succédé à son père, et que, si Philippe, frère de Henri YI, devenait

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