‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 123 sur 227 · Ep. I · texte numérisé non relu

Ep. I

les plus pressantes aux évoques d'Italie, aux seigneurs et aux prélats de France, d'Angleterre, de Sicile, de Hongrie'. Pendant les cinq années qui suivent son avènement, il déploie le même zèle, la même sollicitude, ne cesse d'adresser de chaleureux appels au clergé et aux princes. S'abusant sur l'empressement des populations à seconder ses desseins, il croyait toujours que les croisés allaient d'un moment à l'autre se diriger vers la Terre sainte. « A notre appel, écrivait-il en 1199 au roi d'Arménie qui lui avait demandé des secours contre les Sarrasins, un grand nombre de fidèles ont pris la croix et n'attendent pour partir que l'instant opportun". » Voyant néanmoins que l'expédition, objet de ses vœux, et pour laquelle il multipliait lettres et messagers et faisait succéder les ordres aux avertissements et les avertissements aux ordres ^ tardait à s'orsaniser, il attribuait cette lenteur aux dissensions des princes, aux luttes intérieures qui agitaient les peuples^ Aussi s'efTorçait-il, dans la mesure que comportaient les événements, défaire cesser les divisions. C'était en vue de la croisade qu'il cherchait à rétablir l'union entre les souverains de France et d'Angleterre, et qu'il mandait non seulement à ces princes, mais au clergé des deux

Page 1