‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 137 sur 227 · Rayn. IV, p. 205; Fleury, ibid. XVIII, p · texte numérisé non relu

Rayn. IV, p. 205; Fleury, ibid. XVIII, p

BOXIFACE VIII. 221

demandes de subsides que la cour de Rome ne cessait d'adresser au clergé. Ce mot de sitiens aurum *, que les légistes de Philippe le ]iel jetaient à la face de Boniface YITÏ, était applicable à tous les papes qui, depuis un demi-siècle^ s'étaient succédé sur le Saint-Siège, ou, pour mieux dire, à leur gouvernement. Les intérêts de la Terre sainte n'étaient trop souvent qu'un prétexte à de véritables exactions \ Pour satisfaire aux sollicitations réitérées de la cour de Rome, les évoques pressuraient les fidèles, faisaient des emprunts à ces négociants italiens qu'on flétrissait alors du nom Aq mercatores papde^. Sous ]]oniface YIII, comme déjà sous plusieurs de ses devanciers, les églises, les abbayes étaient accablées de dettes \ A diverses reprises, dans la seconde moitié du xiii'' siècle, les évoques français se plaignirent et tentèrent de résister. Certaines églises se déclarèrent prêtes à braver les excommunications plutôt que de céder aux avides exigences de Rome ^; et ces griefs, qu'on voit se reproduire encore au temps de Boniface YIII^ ne furent pas sans in-

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