Bibl. de l'Ecole des chartes, année 1858, p
4. BHjL de l'École des chartes, année 1870, p. 173. — Kervyn, p. 24, note i.
5. Voy. l'article déjà plusieurs fois cité de M. P. VioUet, qui contient d'intéressants détails sur ce sujet.
6. Lettre des évêques de France à Boniface, du 10 avril 1302. Dupuy, p. 67-71. — Bibl. nat., cart. 170, f° 98.
fluence sur Fattitude du clergé français à l'égard du pontife.
De l'Eglise romaine il ne restait que le nom, et celui de citi^ie, sous lequel on la désignait depuis longtemps déjà, convenait seul en effet à un gouvernement plus occupé d'argent, de procès et d'intrigues que des choses spirituelles. Plus que jamais, la religion y était désertée pour les affaires, la théologie pour le droit. Un juriste, qui n'eût connu que le droit civil, s'y voyait plus estimé qu'un maître en théologie \ Rome ne gouvernait plus le monde au nom de l'Evangile, ni d'après les écrits des Pères et les canons des conciles, mais d'après les Décrétales -. Par une conséquence naturelle, les pénalités, sanction de toute législation, avaient pris un développement considérable. On abusait des excommunications ^ Détournés de leur véritable but, les châtiments ecclésiastiques étaient dirigés contre des actes qui n'avaient aucun rapport à la religion. Une bulle de Boniface YIII nous apprend que, pour une simple question d'argent, on mettait en interdit toute une localité, village, ville ou province*. Ce droit, ainsi
1. Rog. Bacon, Opéra médita, in-S», éd. Brevver, 1858, p. 84, 85. Selon Bacon, la science du droit était le titre le plus sur pour arriver aux dignités ecclésiastiques. Il attribuait à l'abus du droit toutes les discordes qui déchiraient l'Église.