Pvayn., ibid.^ p. 356-357, notes
s'entourer d'éclat et de maf>niricence et à montrer ainsi la grandeur de sa dignité. C'est lui qui ajouta le triplex circulus aux deux couronnes qui décoraient la tiare *, et Ton peut croire que ces gotits de pompe et de représentation ne furent pas étrangers aux motifs qui le portèrent à instituer le Jubilé.
Certains historiens ont mis en doute l'assertion de Ferreto de Yicençe, qui fait mourir Boniface à quatre-vingt-six ans; mais il n'y a pas de raison solide pour contester ce chiffre. Dans une lettre qu'il écrivait à Philippe le Bel en 1298, ce pape confessait lui-même qu'il ressentait tout le fardeau de la vieillesse" . Nourri dès son jeune âge de l'étude des Décrétales, tirant même une sorte de vanité de sa science juridique"^ , il représentait fidèlement un pouvoir qui, étranger à la théologie, ne s'appuyait plus que sur le droit. A ce titre, il peut être rapproché de Philippe le Bel, préparant, derrière ses légistes, ses manœuvres ambitieuses. La lutte de ces deux hommes ne fut en somme que la lutte de deux pouvoirs prétendant également, au nom du droit, à la domination de la société. Mais, tandis que le pouvoir royal, dont les progrès étaient nouveaux, possédait, si l'on peut ainsi dire, la force de